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	<title>Le Délit &#187; nouvelles</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 27 May 2010 19:49:49 +0000</lastBuildDate>
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		<title>La recherche universitaire et l’armement</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 22:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Vidal</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Demilitarize McGill</em> explore et commente les implications de la nouvelle politique d’éthique de la recherche que McGill veut adopter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La transparence en matière de recherche sera-t-elle maintenant chose du passé à McGill? Selon la nouvelle politique de recherche adoptée par le sénat mercredi dernier, les professeurs effectuant des recherches subventionnées par l’armée n’ont plus l’obligation de rendre public leur projet de recherche, ni de le soumettre à une évaluation des répercussions néfastes qu’elle pourrait engendrer sur la vie humaine. Certes, la politique qui était en place à McGill depuis plus de vingt ans a été systématiquement violée par l’administration qui l’a mise en place, malgré les nombreuses dénonciations des étudiants. Les professeurs du département de génie mécanique vont donc poursuivre à l’abri des regards leurs travaux sur le développement d’explosifs thermobariques –bombes qui absorbent l’oxygène des espaces clos– pour le compte de l’armée américaine.</em<></p>
<h4>Financer la recherche à tout prix?</h4>
<p>Étant donné son refus d’amender la nouvelle politique de recherche, il semble que l’administration McGill perçoive comme lourde la considération pour l’éthique et la transparence de la recherche universitaire. La quête de financement à la recherche auprès de sources externes au milieu de l’éducation et bel et bien devenue une priorité, au détriment de la volonté exprimée par les étudiants et professeurs de lever le voile sur les répercussions sociales de l’application de ces recherches.</p>
<p>La principale Heather Munroe-Blum se défend de partager cette vision. Elle évoque la lourdeur administrative comme justification de l’absence de considération éthique concernant la recherche: «Nous avons tellement de protocoles gouvernant la recherche à effectuer, que nous nous infligerions un fardeau supplémentaire si nous révisions nos propres propositions de recherche».</p>
<p>Quant à l’ex-vice-principal à la recherche et aux relations internationales, Denis Thérien (en poste au moment de l’entrevue), il se contente d’affirmer que McGill doit aligner ses politiques de recherche sur celles des autres universités canadiennes membres du réseau G-13 [NDLR: le regroupement des treize universités canadiennes les plus actives en recherche au Canada]. Tel que dénoncé ardemment par la sénatrice des arts Sarah Woolf, cette prise de position «reviendrait à faire un pas en arrière, ce qui démontrerait le manque de leadership de la part de l’établissement. McGill essaie d’être un pôle de recherche aussi attrayant pour les bailleurs de fonds de la recherche que le sont les autres membres du G-13, et cela au détriment de notre éthique».</p>
<h4>Jusqu’où doit-on permettre la liberté universitaire?</h4>
<p>Le motif le plus souvent évoqué pour justifier une opposition à l’encadrement éthique de la recherche est celui de la liberté académique. C’est le parti pris que propose Denis Thérien, également vice-président à la recherche du G-13, à son homologue de l’Université Western qui a fait face, lui aussi, à la pression des étudiants de son propre établissement. M. Thérien affirme que: «la liberté universtaire commande que [...] l’on maintienne le droit de nos professeurs de poursuivre la recherche telle qu’ils jugent bon de le faire et que nous nous opposions à toute restriction de ce droit». Ainsi, l’un des fondements de notre système universitaire veut que les chercheurs soient libres de diriger leurs travaux en toute impunité.</p>
<h4>La responsabilité d’un chercheur par rapport à ses propres travaux</h4>
<p>La direction de McGill prétend qu’il est impossible de déterminer quelles recherches peuvent avoir des conséquences négatives pour la vie humaine. L’argument du G-13 reprend cet élément: «Il est souvent extrêmement ardu d’établir un lien de cause à effet entre la recherche militaire et lanuisance de leurs impacts. D’une part, dans le passé, de nombreux projets de recherche non-militaire ont été par la suite adaptés à une utilisation militaire. D’autre part, de nombreux projets de recherche militaire ont apporté des bénéfices considérables à la société.»</p>
<p>Pourtant, l’idée selon laquelle il y aurait une séparation claire entre le développement d’une technologie et son utilisation ne tient pas la route. Tel que démontré par le professeur d’histoire des sciences Robert Proctor dans <em>Value-free Science</em>?, «tout peut être utilisé à bon ou mauvais escient, mais dans le cas de systèmes hautement complexes, les produits sont habituellement conçus pour servir un but précis. Comment peut-on utiliser à bon escient un missile ou une bombe nucléaire? […] Certes, les fusils ne tuent pas les gens, les gens tuent d’autres gens. Par contre, peut-on être surpris lorsqu’une société qui s’entoure d’armes à feu en fasse l’utilisation?»</p>
<h4>La responsabilité d’agir</h4>
<p>Lorsque la finalité est de développer des technologies spécifiques, les chercheurs ne peuvent en aucun cas se départir des conséquences de leurs travaux et doivent en assumer la responsabilité. Lorsqu’une étude universitaire s’effectue au profit de l’armée, soit la seule institution publique qui se spécialise dans l’utilisation de la violence, il est indéniable que ces applications peuvent avoir des impacts sociaux dévastateurs. Il est donc crucial qu’elle fasse l’objet d’un examen approfondi par la communauté universitaire avant d’être autorisée à aller de l’avant. À tout le moins, il est tout à fait irresponsable qu’une université occulte sa responsabilité quant aux répercussions de ses activités de recherche sur la société qui l’entoure.</p>
<p>Lors du vote au sénat la semaine dernière, McGill aurait été en mesure de préserver son rôle de leader du milieu académique canadien en maintenant un minimum de transparence et un souci d’évaluation éthique de ses activités de recherche. L’administration a préféré ignorer le militantisme historique à l’origine de la politique d’encadrement de recherche précédente, d’hausser les épaules et de convenir que l’université doit «aligner ses pratiques sur celles des établissements avec lesquelles elle est en compétition pour l’obtention de financement».</p>
<p>Le message est clair: le corps militaire et ses contractants producteurs d’armement sont plus que jamais les bienvenus à McGill. La prestigieuse institution confirme qu’elle demeure à leur entière disposition pour développer discrètement, et en échange de gros dollars, les technologies nécessaires à la mise au point de leurs nouveaux outils de guerre toujours plus dévastateurs.<br/><br/></p>
<p class="boiteg">Pour en apprendre davantage sur l’histoire de la recherche militaire à McGill, visitez : <a href="http://www.demilitarizemcgill.wordpress.com">www.demilitarizemcgill.wordpress.com</a></p>
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		<title>Hausse risquée</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 19:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Éléna Choquette</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les partis concernés par l’éducation au Québec ne s’entendent pas sur la façon dont elle devrait être financée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le montant exigé des étudiants pour leur éducation post-secondaire continue de faire couler beaucoup d’encre. <em>Le Délit</em> dresse en cette fin de session le portrait des solutions proposées par les différents acteurs en présence, des événements de la dernière session et des dossiers à surveiller l’an prochain.</p>
<h4>Le financement étudiant</h4>
<p>La hausse des frais de scolarité de la Maitrise en Administration des Affaires (MBA) de l’Université McGill illustre bien la possibilité de pallier aux déficits des facultés en se défaussant de la facture sur les étudiants. En janvier dernier, le programme de gestion a annoncé une hausse des frais de scolarité de plus de 1600%, faisant passer le coût d’inscription au programme de 1673$ à 29 500$ en un an. Dans une lettre adressée à la rectrice de l’université  McGill, datée du 15 janvier 2010, la ministre de l’Éducation, des loisirs et des sports, Michelle Courchesne pointe du doigt la décision prise par l’institution académique d’être allée de l’avant avec une telle hausse, puisqu’elle «contreviendrait à l’accessibilité de l’éducation».</p>
<p>McGill se défendait pourtant de réserver 4000$ des 29 500$ à l’aide financière, rendant le programme accessible au 20% qui en a véritablement besoin. La situation inquiétait alors le président de la FEUQ, en cela que cette hausse de frais risque d’encourager d’autres établissements universitaires à emboîter le pas de la hausse.</p>
<p>Les étudiants s’étaient formellement opposés au modèle d’autofinancement tel que suggéré par le programme du MBA. Une motion adoptée en Assemblée générale mandate l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) pour faire pression auprès de l’administration universitaire, des gouvernements provincial et fédéral contre une telle modulation des frais de scolarité, en particulier pour les programmes universitaires à vocation plus professionnelle, tels le droit, la médecine, la dentisterie et l’ingénerie. D’ailleurs, le Pacte pour le financement concurrentiel des universités, signé à la début mars par une quinzaine de personnalités publiques promeut notamment le maintien du niveau actuel du financement public et un déplafonnement des frais de scolarité. La FECQ trouve irréfléchies les idées et les solutions véhiculées par ce texte. «Déplafonner les frais de scolarité amènera une baisse des inscriptions, et bloquera l’accès à l’université aux jeunes de la classe moyenne inférieure», arguait le président de la FECQ. Selon la TaCEQ, le Québec fait déjà face à un problème endémique de décrochage, et une application des principes du pacte ne ferait qu’aggraver la situation. En revanche, le ministre des Finances, M. Raymond Bachand, et la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne, en ont pris connaissance avec intérêt. «Ce document reprend de nombreuses idées et propositions entendues dans le cadre des consultations pré-budgétaires et lors de la Rencontre économique 2010», a affirmé le ministre des Finances.</p>
<p>De plus, dans une étude réalisée par Valérie Vierstraete, économiste à l’Université de Sherbrooke, il est énoncé que les étudiants québécois disposent d’un revenu personnel moins élevé et la génération de leurs parents a moins fréquenté l’université que dans les autres provinces canadiennes, deux facteurs qui ont un effet négatif sur la poursuite des études des jeunes. Ainsi, les étudiants québécois seraient plus sensibles à une hausse du coût de l’éducation que leurs homologues canadiens.</p>
<h4>Le financement corporatif</h4>
<p>En réponse à des coupures budgétaires significatives, le Département des Sciences de la terre et des planètes de McGill a fait campagne dans les dernières années pour renflouer ces coffres. La corporation minière Osisko a répondu par la signature d’un contrat de 4,1 millions de dollars. Certains craignent que les dons puissent devenir une avenue supplémentaire pour la formation professionelle intéressée. Les 4 millions servant notamment à l’emploi de deux professeurs en géologie économique, certains s’inquiétent que, dans la cas d’Osisko, le Département ne fasse plus que «assurer l’avenir de l’industrie», comme l’écrivait le président et chef de la direction d’Osisko, par voie de communiqué. D’autres redoutent des brêches à l’éthique.</p>
<h4>Le financement fédéral, et provincial</h4>
<p>À travers une mobilisation sur la colline parlementaire, les fédérations étudiantes (FEUQ et FECQ) réclamaient d’Ottawa un transfert en vue d’un réinvestissement en aide financière aux études, notamment les 118M$ qui, selon eux, «revenaient de droit aux étudiants québécois». En réponse, le ministre fédéral Christian Paradis annonçait un transferts de 125 millions de dollars vers la capitale québécoise. L’argent n’est toujours pas entre les mains des étudiants, selon la FEUQ.</p>
<p>En ce qui concerne les solutions au sous-financement chronique des universités québécoises, on envisage ainsi une hausse des frais de scolarité (modulée ou non), des donations privées, ou un plus grand financement public. Les bénéfices et dangers de ces différentes solutions seront d’ailleurs discutés par Maître Julius Grey, professeur à la faculté de droit de l’université McGill, Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire lors d’un panel qui se tiendra ce mercredi 31 mars entre 14 et 16 heures, dans le Lev Buckham du bâtiment Shatner.</p>
<p>Pour plus d’informations, visitez <a href="http://ssmu.mcgill.ca/tuition">ssmu.mcgill.ca/tuition</a></p>
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		<title>Courons solidaires</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 19:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fiona Gedeon-Achi</dc:creator>
				<category><![CDATA[exclusif web]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous comptiez participer au semi-marathon, organisé par la Banque Scotia à Montréal, le dimanche 18 avril 2010, ou même venir soutenir ses coureurs?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ingénieurs Sans Frontières Canada (ISFC) a mis sur pied une nouvelle étape de sa Course contre la Pauvreté, donnant ainsi une envergure internationale à ces semi-marathons. Effectivement, dans les semaines à venir, une course semblable aura lieu au Ghana. Le projet consiste à unir les deux continents, Amérique et Afrique, dans la lutte contre l’extrême pauvreté. Cette initiative s’inscrit dans une volonté partagée par de nombreuses organisations non-gouvernementales qui souhaitent faire du développement un projet collectif. Cette visée rassemble l’envie d’aider, le savoir faire, le dynamisme et la créativité à la fois des canadiens et des citoyens africains. L’événement est ouvert à tous , et les coureurs sont invités à sensibiliser leur entourage et à effectuer une levée de fonds. Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas transpirer, il est aussi possible de commanditer les coureurs! Comme l’exprime Anaïs Couasnon, membre d’ISF McGill, «La Course contre la Pauvreté vise à soulever un puissant sentiment de solidarité afin que tous ressentent la nécessité d’agir. Elle vise également à faire comprendre aux jeunes le rôle crucial qu’ils y ont à jouer».<br/><br/></p>
<p class="boiteg">
Informations : <strong>Marathon Banque Scotia, Montréal</strong><br />
Dimanche 18 avril 2010<br />
<a href="mailto:mcgill@ewb.ca">mcgill@ewb.ca</a><br />
<a href="http://www.runtoendpoverty.ca">www.runtoendpoverty.ca</a></p>
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		<title>Bilan du français à McGill</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 19:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Marsolais-Ricard</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Capsule d'information de la CAF]]></category>

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		<description><![CDATA[L’heure est aux rétrospectives et la Commission des Affaires Francophones (CAF) se penche donc sur ses accomplissements, mais surtout sur le chemin qu’il reste à tracer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’heure est aux rétrospectives et la Commission des Affaires Francophones (CAF) se penche donc sur ses accomplissements, mais surtout sur le chemin qu’il reste à tracer.</p>
<h4>Bilinguisme à McGill</h4>
<p>Cette année, la Francofête a connu un engouement sans précédent, mais peuton dire que le bilinguisme se porte mieux à McGill? Certes, autant par la participation de Justin Trudeau à notre table ronde que par le succès de notre traditionnel vin et fromage, ces dix jours de célébration et de réflexion sur le français ont permis d’effectuer un pas de plus vers la reconnaissance du bilinguisme à McGill. Toutefois, même si plusieurs choses ont changé dans les dernières années, la CAF aspire à plus au point de vue de l’intégration du français au sein de notre université. Par exemple, bien que la modification de la Loi 15, permettant aux étudiants de remettre tout travail écrit en français, ait été un acquis considérable, sa mention dans tous les plans de cours est une autre histoire. Ainsi, la clause à cet effet demeure absente de plusieurs plans de cours, un lacune que la CAF espère pouvoir combler au cours de la prochaine année.</p>
<h4>Travail auprès de l’administration</h4>
<p> Le Groupe d’étude de la principale sur la diversité, l’excellence et l’engagement communautaire a été une belle occasion pour la CAF d’entrer en contact avec l’administration. Ainsi, nous avons pu proposer des mesures concrètes au potentiel innovateur visant à renforcer la place du français au sein de McGill. Les membres du Groupe d’étude ont été d’ailleurs réceptifs aux aspirations de la CAF. En effet, ceux-ci considèrent nos suggestions comme pertinentes. Ils ont également tenté de répondre à certaines préoccupations économiques en proposant d’autres solutions. De ce fait, la relation de la CAF avec l’administration semble évoluer positivement. Quoi qu’il en soit, nous espérons que celle-ci saura aller au-delà, en tentant d’établir également une meilleure communication avec d’autres étudiants impliqués dans la vie universitaire francophone.</p>
<h4>Statut linguistique de McGill</h4>
<p>La CAF note une certaine déconnection de l’Université McGill d’avec sa population locale immédiate, le Québec. Voyant que le pourcentage d’étudiants francophones à McGill a diminué sans cesse au cours des dernières années, nous constatons un éloignement progressif entre la population francophone du Québec et l’Université McGill. Face à ce problème, il nous paraît essentiel que McGill redouble d’efforts quant à l’intégration du français et ce, autant au sein du curriculum –notamment par l’ajout de cours en français comme nous l’avons proposé lors du Groupe d’étude– que par le biais de la vie étudiante. Or, de tels efforts bénéficieraient non seulement aux francophones mais également aux anglophones et allophones qui désirent développer leur apprentissage de la langue française.</p>
<p>Une fois encore, nous vous invitons à nous faire part de vos questions et commentaires à caf@ssmu.mcgill.ca. Pour plus d’informations sur la CAF, vous pouvez également consulter notre page Facebook ou notre site internet: <a href="http://ssmu.ca/caf">ssmu.ca/caf</a></p>
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		<title>Re: «We don’t need no education»</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 18:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre, Le Délit</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre ouverte]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettres ouvertes]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À plusieurs occasions, j’ai observé la curiosité et l’empathie du professeur Norman Cornett pour ses sujets, qualitées traduites par Alanis Obomsawin dans son film <em>Professeur Norman Cornett</em>: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?» La spiritualité, l’art, la science et la politique exigent pour leur compréhension profonde des approches inédites et ouvertes à la complexité préconisées par le professeur. L’université est un lieu d’éducation à cette ouverture et il est surprenant que les pédagogues qui s’aventurent dans des voies hors du commun soient sanctionnés sans explication par une institution dite de «savoir» comme l’Université McGill.</p>
<p style="text-align: right;"><em>- MJ Musiol</em></p>
<p><br/></p>
<p>J’ai vu le documentaire deux fois à la cinémathèque et à McGill, bien que je ne sois pas une étudiante de McGill.</p>
<p>J’ai rencontré le Dr Cornett dans le milieu des arts au Gésu, au Belgo lors de mon vernissage et plusieurs fois et grâce à lui j’ai fais des rencontres exceptionnelles –comme celle du sculpteur John Greer– des rencontres fascinantes, enrichissantes et très humaines. Grâce à lui et à sa méthode de dialogue je me sens transformée, j’ouvre toutes les portes que j’avais peur d’ouvrir, je suis devenue 100% moi-même et je baigne dans la joie.</p>
<p>J’aurais aimé avoir un prof comme lui! Je ne comprends pas pourquoi le Dr Cornett a été congédié. Pour moi, il est une personne exceptionnelle que l’on gagne à connaître car  il est authentique.</p>
<p>Ce documentaire m’a touchée au coeur, m’a bouleversée; je vous invite à le voir et à ouvrir le Dialogue…</p>
<p style="text-align: right;"><em>- Sylvie Carole Turcotte</em></p>
<p><br/></p>
<p>J’ai assisté à deux classes du professeur Cornett avant qu’il ne soit congédié de façon si peu éthique. J’ai été étonnée par le degré et la qualité de la participation des étudiants dans la classe. Il y avait un tel engagement, une telle vitalité dans la classe. Je m’étais dit que j’aurais bien aimé avoir eu un tel professeur moimême, pendant mes années à l’université McGill. Qu’elle congédie un des très rares professeurs qui comprennent de façon profonde ce que c’est que l’éducation est une grande perte, non seulement pour McGill, mais pour l’éducation et pour notre société en général. Les enseignants et professeurs ont beaucoup à apprendre de lui. Et puis, que ça se soit passé de manière si brutale, lâche, et privée de toutes considérations éthiques, c’est abominable. Pas de réponse, après trois ans, mais ils sont prêts à acheter son silence. Si on se veut une société libre, on devrait tous s’engager dans cette lutte pour la justice, et pour la liberté d’expression. On ne devrait pas cesser de demander à McGill des explications.</p>
<p style="text-align: right;"><em>- Mira Khazzam</em></p>
<p><br/></p>
<p>Merci pour la publication de cet article. Un ou une écrivain(e) de nos voisinages devrait, à l’instar d’Eugène Sue au XIXe siècle, se lancer dans la rédaction des <em>Mystères de Montréal</em>, dont le contexte social serait la bourgeoisie et non le petit peuple. Un des personnages parviendrait à percer le secret autour du congédiement du brave Professeur Cornett, au grand chagrin des autorités académiques, mais à la joie des masses universitaires. Roman ou pas, j’attends l’heureuse réunion des étudiants et d’un professeur admiré par ses élèves et passionné par sa profession.</p>
<p style="text-align: right;"><em>- Mary Ellen Davis, chargée de cours, Université Concordia</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aider à aider</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/23/aider-a-aider/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 01:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Éléna Choquette</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[Des étudiants de McGill militant pour <em>End Poverty Now</em> passent la nuit dehors pour aider la cause des sans abris.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq étudiants ont passé cinq nuits dans leur sac de couchage la semaine dernière dans le cadre de l’événement «5 jours pour les sansabris». Quelques quinze autres ont également pris part à l’initiative pendant une ou deux nuits.</p>
<p>Rosa Gaia Saunders, étudiante de troisième année en études culturelles, et Albert Klein, étudiant en quatrième année en entrepreneuriat, mène une campagne pour le chapitre mcgillois de End Poverty Now, une ONG qui, revendiquant son indépendance de toute organisation politique ou partisane, lutte contre la pauvreté au niveau local comme international. Ils récoltaient de l’argent et des aliments non-périssables, notamment pour le centre d’hébergement montréalais Projet Autochtone du Québec. «On goûte à la vie de l’errance», racontait Rosa Gaia Saunders, habillée d’un dossard conçu pour l’occasion, en arrêtant les étudiants qui passaient près des l’entrée Milton. «On cherche essentiellement à attirer l’attention des étudiants et professeurs.» Elle admet qu’il est facile d’ignorer les besoins de ceux qui dorment dans les rues, mais «pas quand ils se trouvent dans notre cour». C’est pour cela que dans le but d’attirer l’attention de la communauté mcgilloise, ils se sont installés et endormis au beau milieu du campus.</p>
<p>«Ce sont les conditions les plus près de la véritable pauvreté, telle que vécue par plusieurs, dans lesquelles ont a choisi de vivre cette semaine», confie Albert Klein. En plus de dormir à l’extérieur, les participants se nourrissent exclusivement des denrées apportées par les passants et dorment sans autre équipement qu’un modeste sac de couchage. Et ce, dans le but de «rappeler aux étudiants que la pauvreté existe et continue d’exister». Selon le groupe, il est essentiel de réveiller la conscience des citoyens vis-à-vis les causes de la pauvreté telle qu’elle existe ici, au Canada.</p>
<p>Les participants auraient pu organiser «une soirée chic» pour amasser des fonds pour les organismes en lesquels ils croient, expliquait Gaia Saunders. «Mais ça aurait été en complète contradiction avec la réalité qu’on tente de dépeindre ainsi qu’avec les principes de la campagne de End Poverty Now», précise-t-elle.</p>
<p>Les retombées de l’exercice sont telles qu’un sans-abri est venu les trouver lors de la deuxième journée de la campagne. M. Klein explique que «certains d’entre nous étions un peu apeurés à son approche, mais la crainte s’est dissoute en moins d’une minute. Il voulait seulement être avec nous, et discuter entre égaux», ajoute-il.</p>
<p>L’organisation vise également à «aider les étudiants à aider». À cet effet, ils ont conçu une brochure faisant état des divers organismes oeuvrant déjà à la tâche, pour donner un point de départ aux McGillois désirant faire leur part pour lutter contre la pauvreté.</p>
<p>À son terme, la campagne «5 jours pour les sans-abris» avaient amassé presque 4 900$, ce qui est aux dires de Mme Saunders «plus d’argent qu’ils auraient pu croire être capables d’amasser»</p>
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		<item>
		<title>Une «Magna Carta» québécoise</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 01:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Laperrière-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Provincial]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Québec fait une première nord-américaine en lançant la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, inspirée de pétitions déposées à l’Assemblée Nationale par deux jeunes filles touchées par des troubles alimentaires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine de la mode à Montréal n’a pas échappé à sa tradition de promouvoir le bien-être dans sa peau. Dans sa foulée, le 15 mars dernier, était mise en ligne la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. Le site internet de la Charte permet désormais à la population entière d’en prendre connaissance et de la signer afin que les valeurs qu’elle transmet puissent imprégner l’imaginaire collectif, et éventuellement changer les comportements.</p>
<p>La Charte encourage les citoyens à «promouvoir une diversité d’images corporelles comprenant des tailles, des proportions et des âges variés; encourager de saines habitudes autour de l’alimentation et de la régulation du poids corporel; dissuader les comportements excessifs de contrôle du poids ou de modification exagérée de l’apparence; refuser de souscrire à des idéaux esthétiques basés sur la minceur extrême», et autres recommandations qui visent à minimiser les risques de troubles alimentaires au sein de la société québécoise.</p>
<p>Lancée le 16 octobre 2009, cette Charte est née de la détermination de deux jeunes filles ayant souffert de troubles alimentaires à l’adolescence, Jacinthe Veillette et Léa Clermont-Dion. «Nous voulions démystifier aux yeux du public les maladies liées aux troubles alimentaires et faire pression sur le gouvernement pour l’inviter à agir,» confie Jacinthe Veillette. Ces jeunes femmes ont donc déposé deux pétitions totalisant plus de 3000 signatures à l’Assemblée Nationale.</p>
<p>«Il est important de s’attaquer à ces stéréotypes chez les jeunes filles et les femmes parce qu’elles sont les plus représentées dans les magazines; elles sont les plus bombardées d’images de femmes parfaites dans les médias, et surtout les plus touchées par les troubles alimentaires,» ajoutait Jacinthe Veillette en mentionnant qu’il ne fallait pas pour autant ex sans exclure les garçons et les hommes de la campagne. Cependant, la jeune femme ne veut pas voir la charte devenir une loi contraignante: elle souhaite que son adhésion soit volontaire, un peu comme la campagne publicitaire sur la beauté naturelle de la compagnie Dove.</p>
<p>Ainsi, Jacinthe Veillette et Léa Clermont-Dion furent les initiatrices par leur pétitions, mais le projet n’aurait pas pu continuer à évoluer sans sa prise en mains par Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Mme St-Pierre confie qu’«avec tout le cynisme envers les politiciens qui règne depuis quelques années, lorsqu’elles sont venus déposer leurs pétitions, je me suis fait un devoir de répondre à Jacinthe et à Léa».</p>
<p>Lors de l’élaboration de la Charte, le groupe de travail qu’elle a mis sur pieds s’est inspiré de ce qui s’est fait en Europe, et plus particulièrement du projet sur l’image corporelle de la ministre française de la santé. Elle explique qu’au sein du groupe de travail, «les représentants du monde de la mode québécoise l’ont agréablement surpris par leur ouverture sur la problématique, et ils ont grandement participé à cette charte.»</p>
<p>Maintenant que le site internet est lancé, la prochaine étape, et l’objectif de Mme St-Pierre, est le dialogue entre les palliers provincial et fédéral. Quant à elle, des mesures contraignantes et légales ne sont pas exclues, «mais seulement en dernier ressort; si les comportements ne changent pas au Québec.» La ministre a définitivement pris le leadership dans ce dossier et elle portera l’étendard d’une image corporelle saine et diversifiée au Québec, à travers le Canada et à l’étranger. Pour signer la Charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, et ainsi amener des changements de comportement et de vision au sein de la population et du monde de la mode, le site internet est le suivant: <a href="http://www.jesigneenligne.com">www.jesigneenligne.com</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ce n’est qu’un au revoir</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 00:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L’équipe de la CIJM</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Capsule juridique]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers lecteurs et lectrices, cette semaine marque la parution de notre dernière capsule juridique pour l’année scolaire 2009-2010. Emplie d’émotions, la CIJM tient tout particulièrement à vous remercier pour le support que vous lui avez démontré lors du dernier référendum. Ce sera un honneur et un privilège de pouvoir vous informer pendant les cinq prochaines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs et lectrices, cette semaine marque la parution de notre dernière capsule juridique pour l’année scolaire 2009-2010. Emplie d’émotions, la CIJM tient tout particulièrement à vous remercier pour le support que vous lui avez démontré lors du dernier référendum. Ce sera un honneur et un privilège de pouvoir vous informer pendant les cinq prochaines années!</p>
<p>L’année scolaire tirant à sa fin, sachez que la CIJM sera fermée à partir du 9 avril jusqu’au 15 mai, date à laquelle la nouvelle équipe de directeurs entrera en fonction. Si jamais vous avez des questions d’ordre juridique pendant cette période, le site web <a href="http://www.educaloi.com">www.educaloi.com</a>, la Régie du logement, l’Office de la protection du consommateur et la Clinique d’information juridique du YWCA sont d’excellentes ressources à votre disposition… surtout si vous avez l’intention de louer (ou sous-louer) un logement ou d’acheter une télévision défectueuse!</p>
<p>Aux dernières nouvelles, les prévisions météorologiques prévoyaient une abondance de propriétaires véreux. Et selon une étude scientifique sérieuse, il a été démontré que le remède le plus efficace à ce type de propriétaire est un locataire bien informé, un peu comme le muskol pour se défaire des moustiques.</p>
<p>Sur ce, nous vous souhaitons une excellente période d’examens et un été rempli de projet stimulants mais exempt de problème juridiques. Et dans l’éventualité où l’université vous soupçonnerait d’avoir manqué à vos obligations énumérées dans le petit livre vert (code de conduite), rappelez-vous que le Service de représentation étudiante sera à votre service.</p>
<p>Michael, Jelena, Kelly, Anastasija, Allison et Charles tirent leur révérence et vous saluent. Quant à Mari, Courtney, Daniel, Anaïs, Marlene et Joannie, ils vous attendent les bras ouverts et sont tous plus motivés les uns que les autres à faire de la CIJM une ressource adaptée à vos besoins.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>«We don’t need no education»</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 00:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Éléna Choquette</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[La projection du documentaire d’Alanis Obomsawin sur l’enseignement du Professeur Cornett, mis à la porte par McGill sans explications, soulève la controverse, à nouveau, sur le campus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le documentaire de la cinéaste reconnue Alanis Obomsawin <em>Professeur Normand Cornett: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?»</em> était projeté lundi dernier à l’intérieur des murs de McGill. Rassemblant quelques 200 étudiants, professeurs et citoyens concernés, la projection a remis sur la sellette la controverse entourant le congédiement jusqu’à maintenant injustifié du professeur qui y a enseigné pendant plus de quinze ans.</p>
<h4>Non-orthodoxie</h4>
<p>Ses anciens étudiants et collègues sont unanimes: les méthodes d’enseignement du professeur Cornett sont non-orthodoxes. Ses étudiants se souviennent d’ailleurs de lui en ces termes: «le Dr. Cornett n’a jamais donné de matière à apprendre par coeur ni d’examen noté, mais je n’ai jamais autant appris dans un cours que dans le sien,» écrivait Emilie Laurencelle- Bonsant, diplômée du Baccalauréat ès arts de McGill en 2007. «Il apprenait à connaître tous ses étudiants personnellement,» mentionne une autre de ses anciens étudiants, Mira Etlin-Stein. Pour ce faire, il donnait un nom à chaque cohorte, demandait aux élèves de se donner un surnom et créait «une réelle communauté d’élèves ouverts et prêts à affronter les sujets les plus difficiles, les moins explorés dans la société en général,» poursuit Émilie Laurencelle-Bonsant. Au total, 80% de la note obtenue par un étudiant revenait à sa participation.</p>
<p>Le professeur Cornett, dans un entretien avec <em>Le Délit</em>, précise qu’il étudie l’intégralité du spectre politique, de façon à faire valoir tous les points de vue. «Les étudiants devraient avoir la possibilité de s’asseoir avec des chefs de file des domaines artistique, religieux et politique, et de leur tenir tête». Dans cet objectif, il a accueilli dans ses classes l’ex-premier ministre québécois Lucien Bouchard, le musicien Oliver Jones, et la cinéaste documentariste Alanis Obomsawin –elle-même réalisatrice du documentaire présenté à McGill. «Il n’imposait pourtant jamais ses propres convictions», souligne M. Yakov Rabkin, professeur à l’Université de Montréal, dans le documentaire. «Je ne saurais dire de quel côté il pourrait se positionner. Il voulait que les étudiants réfléchissent.»</p>
<h4>À la porte!</h4>
<p>Le Professeur Cornett s’est vu contraint de quitter son bureau et ses fonctions le 31 mai 2007 sans motifs explicites. Dans le documentaire de Mme Obomsawin, Julius Grey, avocat et professeur à l’Université McGill, défend le professeur Cornett: «Les étudiants aimaient et recherchaient ce cours». Pour l’avocat, la problématique entourant le licenciement du professeur Cornett est «une affaire plus morale que légale». Les sous-entendus déferlent sur l’institution McGill. Peut-être une réponse claire suffirait-elle à faire taire le débat, mais M. Gautier, artiste sculpteur, doute que la réponse de l’administration ne vienne. «Cet espèce de politiquement correct dans lequel on baigne me fait très souvent penser à quelque chose qui ressemble fort à de la censure. En fait, c’est bien de cela dont il s’agit» estime-t-il.</p>
<h4>Liberté académique compromise</h4>
<p>Peter Leuprecht, Directeur de l’Institut d’études internationales à l’Université du Québec à Montréal et ancien doyen de la Faculté de droit à l’université McGill, et l’avocat et professeur Julius Grey abondent dans le même sens dans une lettre ouverte parue dans Le Devoir: ils soupçonnent des restrictions à la liberté académique imposées par l’université. «La façon avec laquelle l’université McGill a traité le Dr Cornett [...] semble enfreindre ses propres règlements observent-ils, rappelant que l’université a tout intérêt à expliquer les mesures exceptionnelles qu’elle a prises.</p>
<p>L’administration de McGill se défend pourtant, dans une réponse publiée dans <em>Le Devoir</em> 13 juillet 2007, d’honorer la liberté d’expression: les hypothèses soulevées quant au recours à la censure de la Faculté d’études religieuses n’aurait «aucun fondement ». «L’université n’étant pas une organisation hiérarchique qui exerce son autorité et son contrôle sur les facultés, nous nous sommes assurés que la Faculté d’études religieuses a appliqué les règles et les procédures dans le plus grand respect des valeurs associées à la liberté académique,» répondait le Vice-principal exécutif Anthony Masi au nom de l’administration mcgilloise.</p>
<p>L’affaire a subséquemment été amenée devant la cour: récemment l’administration de McGill a offert un montant d’argent en échange de la signature d’une entente de confidentialité. «Si je signais cette entente, l’administration ne serait plus responsable d’expliciter les raisons de mon congédiement. Et c’est ce qui m’importe», expliquait le Dr.Cornett –dans un français impeccable– au <em>Délit</em>, en soulignant «qu’il n’existe aucun montant qui puisse remplacer le plaisir d’enseigner».</p>
<p>Ni la doyenne de la Faculté des études religieuses, ni les membres de l’administration n’ont répondu aux questions qu’il leur a posées. La réalisatrice du documentaire, Alanis Obomsawin, n’a également pas trouvé réponse à ses questions auprès de l’administration universitaire.<br/><br/></p>
<p class="boiteg"><em>Professeur Norman Cornett: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?»</em> d’Alanis Obomsawin, Office National du Film, 2009.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Surchargés mais soignés</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/surcharges-mais-soignes/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya Riebel</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[L’état mental des étudiants de McGill semble être en meilleure forme que celui des travailleurs salariés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 11 mars dernier, le Coeur des Sciences à l’UQAM présentait un colloque sur la santé mentale au travail. La discussion était nécessaire puisque le problème ne cesse de croître: chaque année 1,5 millions de québécois manquent le travail pour des raisons de santé mentale. Partout on entend parler de gens souffrant de «burn-out» parfois même avant la trentaine: l’épuisement professionnel en épargne peu, Les cinq panélistes ont tous évoqué les mêmes raisons, soit l’empressement d’augmenter la productivité à tout prix, la charge grandissante de travail, les ambiances «malades» et l’organisation du travail inadaptée. Conséquemment, les employés perdent le contrôle au travail, et dans leur tête. Ce sentiment de contrôle mais aussi de liberté, est essentiel à la survie dans le monde du travail.</p>
<p>Faisons nous face à un problème similaire, en tant qu’étudiants? Selon Gilles Dupuis, directeur scientifique du Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) et professeur au Département de psychologie de l’UQAM, on peut effectivement dresser des parallèles entre l’état de santé mentale des travailleurs et celui des étudiants «dans la mesure où [ces derniers] ont des travaux à produire et sont dans un environnement compétitif». De plus, les problèmes personnels «hors-campus», peuvent exacerber le stress vécu en cours.</p>
<p>De plus, les employeurs et superviseurs sont autant victimes du stress que leurs employés ou étudiants. Ainsi M. Dupuis note que les professeurs ont des «dates d’échéance [et] plusieurs travaux, plusieurs rôles à coordonner.» Et cette tension est contagieuse: leur stress déteint sur les étudiants. Puisque l’institution ne priorise pas forcément le bien-être mental avant son propre bien-être financier, le professeur Dupuis voit la solution dans l’entraide étudiante. Il propose des « mouvements étudiants», des associations étudiantes qui se pencheraient sur la qualité de vie universitaire et qui pourraient représenter les intérêts des étudiants auprès de l’administration.</p>
<p>À McGill, il existe un Centre de santé mentale dédié exclusivement aux étudiants. Le docteur Robert E. Franck, directeur du Centre, nous fait part de quelques chiffres: 16 500 visites par an (sans compter près de 860 «drop-ins»), cela fait à peu près 70 à 90 visites par jour. Mais surtout, une augmentation de 1400 nouveaux patients par an. Parmi tous ceux-ci, 90% des malades présentent un diagnostic précis, en général, des problèmes de dépression ou d’anxiété. M. Franck admet que l’obligation de performer ressentie par les étudiants de l’université McGill peut prédisposer aux problèmes mentaux. En effet, en vertu de son statut, l’université sélectionne des étudiants «<em>sur-performants</em> et perfectionnistes», observe-t-il.</p>
<p>Le Professeur Dupuis et l’équipe du Centre de santé mentale opèrent sur un même «modèle de bien-être» dans leurs environnements respectifs. Le Centre étant financé par les Services Étudiants, les intéressés «doivent savoir que leur argent est mise à bonne contribution», insiste M. Dupuis. Ceci semble être le cas: en plus de renvoyer à de multiples organismes partenaires, le Centre emploie une dizaine de psychiatres et psychologues. Finalement, mieux desservis et surtout mieux écoutés que les travailleurs, nous restons des privilégiés, jusque chez le psy.</p>
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		<title>La Révolution Verte n’a rien de rose</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Lavoie-Mathieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[En juin 2009, l’élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne a donné lieu à des torrents de protestations. Presqu’un an après, qu’en est-il du mouvement de la Révolution Verte?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Têtes d’affiche du mouvement, Mir Hossein Moussavi, Mohammad Khatami et Mehdi Karroubi se sont associés pour mener la Campagne Verte –le vert étant le symbole de l’Islam et de l’espoir. Derrière ces porte-étendards, beaucoup d’analystes s’entendent pour dire que la vraie force du mouvement émane de la société civile, en l’occurrence, les étudiants, le mouvement des femmes et les intellectuels. Invitée à l’Université de Montréal dans le cadre de la conférence <em>La société civile iranienne: de la graine au fleurissement</em>, la doctorante en sociologie et anthropologie à l’Université d’Ottawa Hanieh Ziaei fait le point sur la vague verte qui a bouleversé le pays il y a un an.</p>
<p>Dans un régime autoritaire où la répression est monnaie courante, qu’est-ce qui peut encourager la société civile à sortir dans la rue malgré les risques? Les pressions sociales et économiques y seraient pour beaucoup, affirme Hanieh Ziaei: ,le haut taux de chômage –la moitié des 200 000 universitaires qui graduent chaque année resteront sans emplois– la censure et les restrictions d’accès à certains sites internet et comptes courriels sont autant de catalyseurs du mécontentement citoyen. D’un autre côté, la moitié de la population de l’Iran a moins de 30 ans. Un poids démographique non négligeable compte tenu du dynamisme des mouvements étudiants, a fait remarquer Hanieh Ziaei. De plus, «le rôle des femmes est de plus en plus important», ajoute-t-il «elles s’émancipent, sont les plus nombreuses dans les universités, s’organisent et revendiquent leurs droits».</p>
<p>L’insatisfaction générale devant les résultats électoraux a engendré une mobilisation citoyenne à grande échelle contre ce que la communauté internationale s’accorde à qualifier de régime pseudo-démocratique. Il existe toutefois un manque d’organisation de la part des jeunes mouvements radicaux qui sont réprimés et non unifiés. De plus, l’inexistence d’une quelconque présence diplomatique externe agissant comme moniteur des élections ne leur facilite pas la tâche, contrairement au cas de l’Ukraine et de la Révolution Rose en Géorgie. Selon Farzan Sabet, étudiant de McGill d’origine iranienne, «c’est la raison pour laquelle un nombre croissant de personnes en sont venues à croire que le Mouvement Vert, comme d’autre récents mouvements de la Révolution de Couleurs est voué à l’échec. Mais cela ne veut pas nécessairement dire la fin du mouvement anti-gouvernemental, nuance-til, mais plutôt la transformation potentielle vers un mouvement dans une forme plus radicale et militante.»</p>
<p>Le Corps d’Armée des Gardes Révolutionnaires Islamiques (The Islamic Revolutionnary Guards Corps – IRGC), qui compte plus de 125 000 gardes, constitue la puissance dominante de l’économie et du marché noir en Iran. Le Corps d’Armée opère en partie à travers les «bonyads», semblants de fondations charitables qui sont en fait des corporations à but lucratif. Les analystes estiment qu’ils représentent en fait un à deux tiers du produit intérieur brut de l’état, soit des dizaines de milliards de dollars. De plus, Ahmadinejad leur offre un soutien actif. «Leur monopole sur l’économie et leur grand pouvoir de répression nuisent considérablement à la capacité de la société civile à s’organiser, à se mobiliser et à manifester», note Farzan Sabet.</p>
<p>Que la révolution soit verte ou pas, elle ne risque pas d’être rose&#8230;Une transition douce et paisible ne semble pas être à envisager pour l’Iran. Tensions exacerbées et possible conflit à l’horizon? Le progrès de la société civile reste à suivre.</p>
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		<title>La presse écrite, crise de la quarantaine?</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/la-presse-ecrite-crise-de-la-quarantaine/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma Ailinn Hautecoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les journaux se noient dans une mer pleine de requins médiatiques, mais le journal indépendant reste le phare de la démocratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plus d’un an maintenant que le <em>Journal de Montréal</em> a «lock-outé» ses employés. Ces journalistes ont pu continuer leur travail, paradoxalement, en montant un site internet, <em>Rue Frontenac</em>. Depuis la crise économique de 2008, beaucoup de journaux ont vu leurs revenus s’écrouler, à cause de la désertion des annonceurs publicitaires, mais aussi à cause des nouveaux médias et des «journalistes en pyjamas» sur internet. La question est sur toutes les lèvres: des médias traditionnels, de la presse écrite ou du journalisme indépendant, qui est en crise ?</p>
<p>Afin d’en débattre, <em>Le Devoir</em> et <em>Media@McGill</em> ont rassemblé vendredi dernier, lors du colloque <em>Le journal indépendant: vue de l’esprit ou phare de la démocratie</em>, un parterre de journalistes, d’économistes et de rédacteurs en chefs.</p>
<h4>La guerre est finie</h4>
<p>Pour Persephone Miel, conseillère senior pour l’ONG Internews, «la question qui se pose n’est pas celle de la survie de la presse écrite mais plutôt de savoir qui va produire du journalisme professionnel, d’investigation, ou d’analyse.» La guerre des médias n’est plus d’actualité: «blogueurs contre journalistes c’est fini!», commentait-elle.</p>
<p>Toutefois, le journalisme indépendant semble lui aussi être en mauvaise santé. La reporter et auteure de renom, Anne Nivat, raconte qu’elle n’a pas attendu l’indépendance des journaux pour elle-même voler de ses propres ailes: elle couvre les conflits en solo. Pour Mme Nivat, le vrai problème est celui de «la proximité entre les journalistes et les acteurs de pouvoir». Maintes fois, le Quai d’Orsay, ministère des affaires étrangères français, a essayé de l’empêcher de faire son métier sur le terrain, sous prétexte du danger que ces guerres représentent pour les journalistes. Là où les États réussissent à mettre les journalistes en laisse, on observe que «l’information a presque abouti à de la désinformation ou pire à de la communication», la reporter faisant ici référence à l’information souvent unilatérale produite par des journalistes embarqués avec les forces armées du pays pour lequel ils couvrent les conflits. Sans être question de parti pris, «la subjectivité et la créativité font partie de la valeur ajoutée du journal et donnent matière à réfléchir au lecteur».</p>
<h4>Une crise du quatrième pouvoir ?</h4>
<p>La crise des médias traditionnels ne se traduit pas par l’absence mais par l’abondance de sources d’information, qui ne possèdent pas nécessairement la valeur ajoutée du journal classique: sa hiérarchie et sa corroboration des sources. Pour Florian Sauvageau, directeur du Centre d’études sur les médias de l’université Laval, «la priorité pour l’État n’est pas de subventionner les journaux mais de sensibiliser le public à l’importance de l’information. C’est paternaliste de dire au lecteur quoi lire, il faut qu’il puisse se forger une opinion luimême» et cette sensibilisation de l’État, par l’éducation, lui donnera les outils nécessaires.</p>
<p>En partie à cause de son modèle de financement dépendant de la publicité, «la presse écrite ne sera bientôt plus un média de masse », note le directeur du Journal of Media Business Studies, Robert G. Picard. En effet beaucoup de journaux régionaux et locaux disparaissent pour cause de faillite. Comme le suggère Mme Miel, ceci pose problème pour la démocratie. «Les gens ne votent pas dans des communautés virtuelles, ils votent dans des districts électoraux, définis géographiquement», d’où l’importance des médias locaux qui couvrent les hauts et les bas des conseils municipaux.</p>
<h4>L’exemple du journalisme participatif</h4>
<p>À McGill, la Société des Publications du Daily (SPD), «est à moitié financée par les étudiants et l’autre moitié par la publicité et n’est pas sous l’emprise des grands groupes de médias. De plus les éditeurs ne sont à aucun niveau restreints dans le contenu publié», explique son directeur général, Boris Shedov. Bien que les deux journaux étudiants qu’elle publie se soient modernisés en 2004 en conquérant la plateforme virtuelle et les réseaux sociaux, «<em>Le Délit</em> et <em>The McGill Daily</em>, tout comme les journaux étudiants universitaires, restent un exemple de journalisme critique et participatif, qui dépendent principalement de leurs lecteurs qui recherchent un contenu éditorial différent», conclut M. Shedov.</p>
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		<title>Parlez-vous français?</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/parlez-vous-francais/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Lise Drapeau-Bisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[Les diplômés de McGill qui souhaitent pratiquer leur profession au Québec devraient-ils être tenus de parler le français? Une diplômée en médecine dentaire relance le débat.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir obtenu son diplôme en médecine dentaire à McGill, Jennifer Plotnick, s’est vu refuser le droit de pratiquer sa profession. La raison? Elle a échoué le test de français requis pour pouvoir pratiquer la profession de dentiste dans la province de Québec. Bien malgré elle, Jennifer Plotnick relance le débat de la présence du français à McGill.</p>
<p>Le cas de Jennifer ne semble pas être isolé. Évaluant les capacités de compréhension et d’expression des étudiants autant à l’oral qu’à l’écrit, l’examen doit être réussi par tous les anglophones ayant étudié dans une université québécoise anglophone et n’ayant pas fait leur secondaire ou leur CÉGEP au Québec. Ceux-ci sont donc mis dans une catégorie différente des anglophones n’ayant pas étudié au Québec, qui eux bénéficient de jusqu’à trois permis probatoire de douze mois chacun pour apprendre le français.</p>
<p>La logique derrière cette loi, explique Martin Bergeron, porte- parole de l’Office québécois de la langue française, est qu’un étudiant de McGill, de Concordia ou de Bishop a passé quatre ans ou plus dans un environnement francophone, ce qui n’est pas le cas d’un étudiant provenant d’une université à l’extérieur du Québec. Cependant, un bref coup de sonde des étudiants anglophones de l’Université permet de douter que McGill soit un endroit propice à l’apprentissage de la langue française. Jennifer Plotnik nous le confirme: «en tant qu’étudiante à McGill, je n’ai pas eu à apprendre le français».</p>
<p>S’agit-il de mauvaise volonté ou d’une réelle impossibilité? La responsabilité individuelle des diplômés semble aussi être en cause dans cette situation. Étienne Cayer, étudiant en sciences politiques et économie, s’interroge: «si ces étudiants veulent tant pratiquer [la médecine dentaire] à Montréal, et au Québec parce qu’on ne peut pas dissocier les deux, pourquoi ne font-ils pas d’efforts en amont pour apprendre le français?». Pourtant, David Zuluega, étudiant en économie et mathématiques, reconnaît qu’«à l’université autant que dans ses environs, il est très rare de ne pas pouvoir trouver une personne qui ne parle pas anglais». C’est pourquoi Plotnick persiste à croire qu’un permis probatoire serait la meilleure façon pour eux d’apprendre le français. «Si je n’avais pas à faire trois heures de voyagement à chaque jour pour pratiquer ma profession ailleurs qu’au Québec je pourrais utiliser ce temps et cet argent pour apprendre le français avec un tuteur».</p>
<p>Malgré tout, Jennifer Plotnick reste sceptique face à l’idée d’un cours de français obligatoire dans le curriculum des élèves de McGill. «Cet élément pourrait amener plus de stress aux étudiants qui sentiraient le besoin d’exceller autant dans leur profession que dans le domaine linguistique. Le permis probatoire, lui, réglerait le problème: cela permettrait à la fois aux étudiants de rester à Montréal ainsi que d’améliorer la pénurie de professionnels dans le domaine de la santé». Par contre, certains étudiants croient que l’université devrait assumer une certaine responsabilité face à la communauté francophone dans laquelle elle est située. Dans ce cas l’attribution du permis ne permettrait pas de régler le problème sous-jacent: l’absence de liens entre l’université et la communauté francophone de Montréal.</p>
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		<title>Link victime de violence</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 04:55:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Élections McGill l’accuse d’infractions aux règlements; des étudiants l’assaillent physiquement au bar Gert’s.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stefan Link, candidat à la présidence de l’Association étudiante de l’Université McGill, fait face à des accusations d’infraction de la part d’Élections McGill. Au nombre de celles-ci se trouvent la distribution d’information partisane à l’extérieur des murs de l’Université, et l’écriture à la craie sur l’asphalte près de la bibliothèque McLennan. Il s’en défend pourtant, en affirmant qu’il n’était pas le seul candidat à l’avoir fait. «Par ailleurs, j’avais clairement donné mes instructions à mon équipe électorale, et la personne qui a commis ces infractions ne fait plus partie de mon équipe.» Vendredi, son directeur-général rapportait au <em>McGill Daily</em> que Link a été le candidat le plus délinquant depuis le début de la campagne.</p>
<p>Sarah Woolf, également candidate à la présidence, a réagi aux propos de Link en précisant qu’il aurait été facile pour lui de jeter un coup d’oeil aux trois pages sur lesquelles sont écrites les règlements d’Élections McGill. Stefan Link s’interroge: «pourquoi serait-il interdit de faire campagne à l’extérieur des bâtiments? Je pense que c’est pour empêcher quiconque qui ne fait pas partie de la clique de l’AÉUM d’être élu.»</p>
<h4>Des coups portés au ventre</h4>
<p>En plus de ces allégations de tricherie électorale, Link aurait été victime d’une confrontation physique au bar Gert’s vendredi dernier. José Diaz, VP finances et opérations à l’AÉUM, s’y trouvait lors de l’altercation. Interrogé sur la question, il affirme qu’«il ne s’est rien passé de spécial. » Se reprenant: «à tout le moins rien de physique», en conformité avec ce qu’il avait rapporté au <em>McGill Daily</em> plus tôt dans la journée. Pourtant, dans d’autres propos tenus par la suite, il précise qu’un certain nombre des individus impliqués dans le conflit étaient en état d’ébriété. «Même si je n’en ai pas été le témoin direct, on m’a dit que Stefan Link a été frappé au ventre», reconnaît-il.</p>
<p>En entrevue avec <em>Le Délit</em>, le principal intéressé rapporte qu’il aurait effectivement reçu des coups au ventre, et que la confrontation «avait sans aucun doute à voir avec la campagne électorale», refusant toutefois de préciser si les coupables faisaient partie de l’équipe électorale d’un candidat adverse.</p>
<h4>La neutralité journalistique mise en cause</h4>
<p>De sucroît, Stefan Link indique que le <em>McGill Daily</em> aurait été biaisé en offrant une large couverture aux infractions commises par son équipe de campagne électorale. «Le McGill Daily a fait cela pour détourner l’attention de mon programme, parce qu’ils ont peur que je devienne président. Et ils ont raison parce que je serai élu», conclut le candidat éprouvé par les événements de la semaine. Tous les candidats seront rapidement fixés puisque les résultats seront annoncés jeudi 11 mars.</p>
<p>Ironisant sur les nombreuses controverses qui ont entaché la campagne la VP Clubs et service Sarah Olle a commenté par voie twitterienne que «la seule chose qui manque à la campagne électorale, c’est un scandale sexuel».</p>
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		<title>Référendum: prenez position!</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 03:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants sont appelés à se prononcer sur dix questions lors du référendum d’hiver de l’AÉUM.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les étudiants, en votant pour les candidats qui composeront le comité exécutif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) de l’an prochain, auront également à s’exprimer sur différentes questions référendaires. Parmi les plus déterminantes figurent celles concernant l’indépendance du <em>McGill Tribune</em>, la réforme des assemblées générales de l’AÉUM et la survie de TVMcGill.</p>
<h4>Pro-encadrement</h4>
<p>Le comité en faveur d’un ajout à la constitution de l’AÉUM milite pour un encadrement institutionnel des actions des groupes pro-vie tels Choose Life. Non seulement les principes sous-tendant tous les clubs et associations étudiantes du campus devraient respecter la dignité humaine, selon eux, mais également «la souveraineté du corps».</p>
<p>Au moment de défendre ses idées lors du débat, le comité du Oui a souligné qu’il s’agissait moins de réagir directement aux événements de la session dernière que de «créer un cadre positif, définissant de façon formelle ce que les groupes pro-vie ont le droit de faire, ou non». Il suggère que «la distribution de dépliants de désinformation concernant la santé» serait l’une des activités qui dépasseraient ce cadre.</p>
<h4>Le Tribune veut s’émanciper</h4>
<p>«Publié depuis 1981, le <em>Tribune</em> responsabilise les administrations mcgilloises et aéumiennes», clamait les membres du Comité en faveur de la séparation des liens financiers et légaux entre l’AÉUM et la publication hebdomadaire d’ici 2010. Les membres du comité demandent aux étudiants de contribuer à hauteur de 3$ non-optionnels par semestre afin de maintenir une presse diversifiée sur le campus. En accord avec les règlements constitutionnels d’Élections McGill, tous les membres du comité en faveur de l’indépendance devaient démissionner de leurs postes au journal pour la durée de la campagne référendaire.</p>
<h4>Des AG en mal d’unité</h4>
<p>Membre du comité en faveur d’une réforme des assemblées générales de l’AÉUM, le président de l’association étudiante, Ivan Neilson, explique que l’AG n’est pas le lieu approprié pour débattre des enjeux externes à l’association. «Dans les rares cas où il est absolument nécessaire d’aborder des questions ayant trait aux politiques externes à l’AÉUM, le quorum à atteindre ne sera pas de 100 étudiants, mais de 500», précise-t-il.</p>
<h4>Quelques dollars supplémentaires</h4>
<p>TVMcGill revendique une augmentation de 0,50$ de la cotisation étudiante pour enrayer définitivement les problèmes de ressources récurrents et le manque de visibilité de l’organisation. «TVMcGill est une véritable école pour les étudiants en ce qui a trait à la production audiovisuelle, et on manque d’équipement pour matérialiser toutes nos idées.»</p>
<p>Le comité en faveur du Fond vert cherche également à renouveler l’appui des étudiants aux frais optionnels de 1,25$ utilisés pour «promouvoir une culture verte sur le campus», notamment à travers un financement du Plate Club et du Marché des fermiers.</p>
<p>Toby Davine, membre du comité, expliquait que le Fond vert est différent de celui pour les projets à développement durable (<em>Sustainability Projects Fund</em>) en ce que le premier est complètement supervisé par les étudiants, et que les résultats en découlant sont «déjà tangibles».</p>
<p>Votez au <a href="http://ovs.ssmu.mcgill.ca">ovs.ssmu.mcgill.ca</a></p>
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		<title>Laïcité raisonnable</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/09/laicite-raisonnable/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 03:13:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma Ailinn Hautecoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Après sa parution, les recommandations du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables n’ont pas été adoptées par le gouvernement en place. Comme le dit lui-même Gérard Bouchard, certains ont cru que leurs auteurs aussi avaient été enterrés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux qui ont cru à cette fable n’étaient pas présents pour le cours magistral sur l’interculturalisme donné par Gérard Bouchard mercredi dernier, à la faculté de droit de McGill. Comme en témoignent les médias, le mois de février 2010 marque le retour des frères Bouchard dans l’arène publique. À l’instar de son frère, Gérard prépare une croisade: l’organisation d’un symposium sur l’interculturalisme parrainé par le gouvernement du Québec et le Conseil de l’Europe. Selon lui, même la France est prête à entamer des discussions pour renouveler le modèle de gestion de la diversité et de l’intégration des immigrants. Parce que «la neutralité culturelle au sein des États démocratique n’existe pas», l’interculturalisme propose, selon lui, une solution à la dualité de la société québécoise –clivage entre la majorité francophone et les diverses minorités issues de l’immigration– solution qui «se traduit très concrètement dans la pratique des accommodements».</p>
<p>Le sociologue et historien a réfuté les critiques en démontrant que son modèle sociétal ne s’apparentait d’aucune façon à celui du «multiculturalisme trudeauesque» qui donne la chair de poule au Québec. Pour lui, la vague d’inquiétude qui a suivi la sortie du rapport Bouchard- Taylor était infondée: «le pluralisme ne nous oblige pas à considérer la culture québécoise comme une page blanche!», faisant ainsi abstraction de son histoire. Cependant, on ne sait pas trop par quel moyen l’identité majoritaire doit «accommoder» les minorités.</p>
<p>L’inconfort du Parti Québécois et de beaucoup de citoyens, même non-souverainistes, face au pluralisme et plus particulièrement aux accommodements religieux, est ancré dans le contexte sous-jacent de la laïcisation de la société québécoise et de la montée de l’intégrisme religieux.</p>
<p>Pour Djemila Benhabib, auteur de <em>Ma vie à contre Coran</em>, les pratiques d’accommodements religieux mettent sérieusement en péril la laïcité et l’égalité des sexes. Selon elle, le rapport très médiatisé a pour effet de transférer «le fardeau de l’intégration uniquement sur la majorité francophone » qui se sent redevable à cause de ses politiques d’immigration «discriminatoires» passées. Pour Mme Benhabib, l’attitude de l’administration du Cégep Saint-Laurent à l’égard de Naïma, la jeune femme qui a insisté pour porter le niqab, est représensatatif de cette pathologie: «l’établissement s’est senti obligé de se mettre à genoux» avant de finalement changer de voie, et d’exclure la jeune femme.</p>
<p>La question se pose encore avec acuité: qui ou quelle institution décidera de la limite du raisonnable, si le modèle interculturel est adopté? Le problème, pour Mme Benhabib, est que cette action elle-même, implique «le remplacement du référentiel citoyen par le référentiel religieux». Nous n’avons pas, en tant que citoyens, politiciens ou juristes, à «être les exégètes du Coran»! Dans les mêmes mots que Gérard Bouchard, elle affirme que le Québec n’est pas une page blanche et qu’une partie inhérente de notre mémoire collective depuis la Révolution tranquille est bien cette «répulsion de l’instrumentalisme religieux, qui est une blessure toujours vive».</p>
<p>Républicaine dans l’âme, Mme Benhabib croit fermement que «ce n’est pas en déresponsabilisant les gens qu’on les intègre». Le minimum étant le respect de la laïcité et de l’égalité des sexes, «il est important d’intégrer les immigrants au même niveau, de les soumettre aux mêmes droits et obligations».</p>
<p>Le fait est que les modèles d’intégration européens tel que le républicanisme d’assimilation en France et le laissez-faire multiculturel au Royaume-Uni font face à de nombreuses difficultés et sont en pleine mutation. Au Québec, plusieurs processus d’accommodements sont en cours, ce qui a provoqué une vague d’émotions ressentie autant dans la sphère publique que privée. Que le modèle interculturaliste soit valide ou pas, une chose est sûre, le débat autour de la laïcité de l’État est inévitable.</p>
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		<title>Vos candidats à la présidence</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 02:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Le Délit</em> a choisi de ne pas soutenir de candidat, mais de présenter des extraits d’entrevues réalisées avec les quatre candidats à la présidence de l’AÉUM.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le Délit</em> (LD): Quelle est votre position au sujet de la renégociation du <em>Memorandum of Agreement</em> (MOA), entente régissant les relations entre l’association des étudiants et l’administration de l’université?</strong></p>
<p>Sarah Woolf (SW): C’est dommage, mais nous n’avons pas de vision à long terme sur le bâtiment Shatner, puisqu’on risque la porte tous les cinq ans. S’il en était autrement, nous investirions, notamment dans l’isolation thermique. Je veux plus d’espaces pour faire la sieste, quoique je ne sache pas exactement ou on puisse la trouver.</p>
<p>Trip Yang (TY): C’est un document confidentiel que je n’ai pas pu consulter. Je veux trouver plus de place pour les services aux étudiants. Je veux que nos relations avec l’adminiwstration soient positives.</p>
<p>Zach Newburgh (ZN): Je voudrais que ce document prévoie qu’on ait la possibilité d’acheter le Shatner.</p>
<p>Stefan Link (SL): Ma connaissance de cette question est assez limitée car ce sont des documents confidentiels. Je voudrais d’ailleurs plus de transparence à ce sujet. Mais je veux ouvrir une cafétéria co-op, le menu serait fait par les étudiants. Pour nos relations avec l’administration, je veux qu’ils comprennent que c’est nous qui sommes en charge. S’ils ne comprennent pas, je leur dirai: «tu sais quoi? Vous faites ce qu’on dit sinon on paye plus.»*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Parlez-vous le français ?</strong></p>
<p>SW: Malheureusement mon français parlé n’est pas superbe.* Je le comprends mais ne le parle pas. Ce sera sans doute un handicap pour travailler avec la CAF mais je compte prendre des cours pendant l’été. Jusqu’à présent mon français m’a permis de travailler efficacement avec la TaCEQ.</p>
<p>TY: Oui, je sais dire «Bonjour je m’appelle Trip Yang. Comment ça va?»* Mais pas plus. Je compte prendre des cours pendant l’été. De toute façon, je ne pense pas que ce soit un handicap puisqu’il est suffisant que le VP Affaires externes le parle pour travailler avec la TaCEQ.</p>
<p>ZN [qui est pratiquement bilingue]: Oui j’ai été en immersion français. Je trouve que les étudiants francophones ont été négligés et je veux changer cela.*</p>
<p>SL [qui est totalement bilingue]: Je pense que c’est très important que tous les étudiants puissent communiquer dans leur langue maternelle en français.*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Pensez-vous que l’AEUM doive prendre position sur des problématiques externes comme le conflit israélopalestinien?</strong></p>
<p>SW: Je pense que le corps étudiant doit pouvoir prendre position sur des problématiques externes. C’est très important. Je veux juste pouvoir augmenter le nombre d’étudiants consultés. Je ne crois pas en une prétendue neutralité. Un leader politique doit savoir prendre position.</p>
<p>TY: Je pense que ce genre de débat ne devrait pas avoir lieu lors des A.G. parce que l’AÉUM ne peut rien faire à ce sujet. Il faut être pragmatique. </p>
<p><strong><em>LD</em>: Au Sénat, tu seras amené à t’exprimer sur ces questions. Comment comptes-tu représenter l’opinion des étudiants? TY: Je veux embaucher des statisticiens qui interrogent le corps étudiant dans toute sa diversité.</strong></p>
<p>ZN: Je voudrais rassembler tous les étudiants alors que ce genre de question est facteur de divisions. Un petit nombre d’étudiants qui sont engagés politiquement monopolisent le débat. La légitimité de l’AG est en jeu. Les fraternités et le sport sont deux des aspects dans lesquels je veux que l’AÉUM investisse du temps et de l’argent car ils sont apolitiques.</p>
<p>SL: Je pense que si l’on prend des positions externes à l’université, ça ne peut pas être 5% de la population qui prenne ces décisions.*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Si tu es élu(e) de quoi as-tu peur?</strong></p>
<p>SW: Décevoir les étudiants.</p>
<p>TY: Je ne pense pas que j’ai peur de quoi que ce soit. Je pense qu’un candidat doit avoir une haute opinion de sa force de caractère.</p>
<p>ZN: J’ai peur qu’une minorité d’étudiants politisés casse la dynamique de la communauté de McGill.</p>
<p>SL: De mettre tant d’efforts dans l’AÉUM que je rate mes cours.* <br/><br/></p>
<p class="boiteg">*Exprimé en français par le candidat. Votez au ovs.ssmu.mcgill.ca jusqu’au jeudi 11 mars, 17h.</p>
<p><br/></p>

<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-zachnewburgh1/' title='N-ZachNewburgh1'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-ZachNewburgh1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zach Newburgh - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-ZachNewburgh1" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-tripyang1/' title='N-TripYang1'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-TripYang1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Trip Yang - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-TripYang1" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-stefanlink2/' title='N-StefanLink2'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-StefanLink2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Stephen Link - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-StefanLink2" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-sarahbw/' title='N-sarahbw'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-sarahbw-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Sarah Woolf - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-sarahbw" /></a>

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		<title>À la vie, à la mort</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Lavoie-Mathieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Margaret Somerville, professeur en droit et bioéthique à McGill, la légalisation de l’euthanasie réduit la vie à un produit.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nous sommes tous victimes de quelque chose,<br />
ne fût-ce que d’être en vie.</em> (Paul Auster<br />
dans <em>Moon Palace</em>).</p>
<p>Le débat est sur la table depuis plusieurs années. La légalisation de l’euthanasie est envisagée. En effet, le projet de loi C-384 apporterait une modification au Code criminel afin de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté. Ces mesures permettraient aux personnes majeures, éprouvant des douleurs physiques ou mentales aiguës sans perspective de soulagement, et/ou atteintes d’une maladie en phase terminale, de mourir dignement quand elles y consentent de façon libre et éclairée.</p>
<h4>D’où vient la demande pour la légalisation de l’euthanasie?</h4>
<p>Bien que la médecine, la recherche et la technologie nous permettent maintenant une capacité incroyable de soulager la douleur, la demande est croissante pour la légalisation de l’euthanasie. Pourquoi cet engouement pour une telle mesure et pourquoi fait-on de plus en plus référence à la notion de «mort en toute dignité»?</p>
<p>Professeur Sommerville, explique que la sécularisation de la société s’avère être en quelque sorte le moteur de ce courant européen et nord-américain qui revendique la légalité de l’euthanasie en invoquant la primauté des libertés individuelles sur le droit de l’État d’interférer dans la vie privée. Par exemple, le droit à l’autonomie, à la détermination personnelle et à l’atténuation des souffrances sont des raisons invoquées et découlent de cette glorification de l’individualisme.</p>
<p>Le temps est révolu où la religion occupait une place de choix dans la vie politique, où les valeurs étaient partagées, uniformes et basées sur les commandements de Dieu (En l’occurrence le 5e commandement: «Tu ne tueras point.») Selon Somerville, «les droits individuels ne devraient pas toujours avoir primauté dans le cas des décisions d’ordres éthiques en société, puisque cela pourrait ouvrir la porte à de dangereux précédants.»</p>
<p>Plus particulièrement, «reconnaître la mort comme étant une voie acceptable dans le but de se libérer de ses souffrances pourrait encourir une certaine influence sur les personnes envisageant le suicide, sans compter qu’il y a plusieurs manières soulager les souffrances, sans nécessairement enlever la vie.» Dans une société séculaire et pluraliste, la médecine et la justice constituent désormais les deux principales institutions qui à l’instar de la religion maintiennent la valeur du respect des êtres humains en société. L’interdiction de tuer intentionnellement est donc la pierre angulaire de la loi et des relations humaines, selon elle.</p>
<h4>Le cas des Pays Bas</h4>
<p>Au Pays Bas, où l’euthanasie a été légalisée depuis trente ans, les critères de sélection sont déréglés, et selon Somerville rendent l’euthanasie incontrôlable. «La loi ne s’applique plus seulement aux adultes en phase terminale, et souffrant de douleurs qui ne puissent être soulagées», selon Somerville.</p>
<p>Par exemple, des études récentes on démontré que le taux de suicide des hommes d’âge moyen (un groupe ayant un risque de suicide élevé) a baissé mais que le taux d’euthanasie dans ce même groupe d’âge a augmenté. Par exemple, une femme déprimée a été euthanasiée par son psychiatre traitant et l’action a été justifiée par la Cour de justice bien qu’elle ne fût atteinte d’une maladie incurable ou fût en phase terminale.</p>
<h4>Dignité</h4>
<p>Les défenseurs de la cause pro-euthanasie clament qu’en dessous d’un certain niveau de qualité de vie, une personne perd sa dignité. Pourtant, la définition première de la dignité, selon Sommerville, inclut le respect pour la vie.</p>
<p>Des études ont prouvé qu’entre autre la création de «mini espoir» pour les patients en phase terminale et/ou souffrant gravement, a créée une diminution de 90% de la volonté d’euthanasie. Vraisemblablement, la peur de mourir seul, sans être aimé, ou sans avoir le sentiment d’avoir accompli quelque chose constitue des préoccupations universelles et a été plus fortement associée avec des demandes pour l’euthanasie, que la souffrance.</p>
<p>«La thérapie de la dignité» a donc été créée dans le but d’aider les patients à cheminer vers la mort de manière paisible et non de précipiter la fin, et de présenter l’euthanasie comme étant une alternative ou un remède contre des souffrances psychologiques.</p>
<h4>La vie, une obligation?</h4>
<p>Selon Ruth Von Fuchs, qui dirige la Société ‘Right to Die’, la vie n’est pas une obligation et chacun devrait avoir le droit de mettre fin à sa vie quand bon lui semble.</p>
<p>Somerville, affirme quant à elle, que la perte du respect pour la vie, équivaut à la perte de notre humanité, cette qualité qui selon elle «nous distingue des animaux et nous donne ce statut particulier, qui est en fait une manière de reconnaitre et de garantir le respect pour toute autre sorte de vie.»</p>
<p>Le débat reste ouvert, à la reprise des travaux parlementaires la première lecture du projet C-384 se fera, selon toutes attentes à la mi-mars.</p>
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		<title>Saga aux cycles supérieurs</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Dufresne</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil approuve une motion visant à tenir le référendum sur la FCEE en dépit des contestations.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a du nouveau dans la saga politicojudiciaire qui oppose l’Association des étudiantes et étudiants aux deuxième et troisième cycles (AÉÉDTC) de McGill et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE).</p>
<p>Le 3 mars dernier, quelques heures avant la réunion du Conseil, l’instance décisionnelle suprême de l’AÉÉDTC, l’association a reçu une lettre de Katherine Giroux-Bougard, présidente nationale de la FCEE. Cette lettre s’opposait à une clause du Conseil qui fixerait les dates du référendum de désaffiliation de la FCEE du 29 mars au 1er avril, et ceci même s’il y a litige sur les règles référendaires. Ces dates seraient valides advenant le cas où le Comité référendaire, composé de deux membres de chaque organisation, n’arriverait pas à s’entendre avant le 10 mars. Dans sa lettre, Giroux-Bougard prévient le Conseil «que tout référendum contredisant [les lois de la Fédération] ne sera pas pris en compte comme légitime par la Fédération».</p>
<p>Toutefois, Daniel Simeone, Président de l’AÉÉDTC, affirme qu’un référendum serait néanmoins légitime parce que la Fédération est en rupture de contrat, ayant elle-même enfreint ses propres règlements. «La Fédération affirme qu’elle peut ignorer les règlements qu’elle veut, pour les imposer aux autres plus tard!», déplore Simeone. «Dans un cas de rupture de contrat, il faut aller de l’avant avec un référendum approprié et démocratique. C’est ainsi qu’on procèdera pour donner voix aux membres de l’AÉÉDTC». En dépit des avertissements de Giroux-Bougard, le Conseil a accepté la clause à la quasi-unanimité, avec seulement un vote contre et une abstention.</p>
<h4>Une saga depuis septembre</h4>
<p>Rappelons que l’AÉÉDTC tente depuis début septembre d’organiser un référendum offrant la possibilité à ses membres de reconsidérer son adhésion à la fédération canadienne, qu’elle juge «anti-démocratique», «inefficace» et «déconnectée» de la base étudiante. Les enjeux sont considérables puisque les étudiants aux cycles supérieurs verseraient plus de 68 000$ annuellement en cotisations à la FCEE, en contrepartie de quoi ils n’obtiendraient pas la représentation qu’ils méritent, dixit le président Daniel Simeone.</p>
<p>En septembre dernier, une pétition circulait afin d’exiger de la FCEE qu’elle autorise la tenue d’un référendum de désaffiliation. À la mi-octobre, les dirigeants de l’association ont déposé la liste des signatures de 10% des membres, dans la foulée d’un mouvement de protestation national. Le quorum de 10% était en conformité avec les règlements internes de la FCEE, jusqu’à ce que les règlements de désaffiliation soient modifiés lors de l’Assemblée annuelle de la FCEE le 28 novembre, haussant le quorum à 20% des membres et l’intervalle entre deux référendums de deux à cinq ans.</p>
<p>Les procédures réglementaires, légales et judiciaires se sont alors succédées de part et d’autre afin de retarder ou de forcer la tenue du référendum litigieux. L’AÉÉDTC a intenté une poursuite en bonne et due forme afin d’exiger de la FCEE qu’elle fixe la date du plébiscite. C’est en réaction aux retards de la FCEE à engager les procédures requises pour la tenue du référendum que la motion a été rédigée en prévision de la réunion du Conseil. Un conseiller l’aurait alors soumise à l’attention de la FCEE, qui a rétorqué par l’envoi de la lettre de Giroux-Bougard.</p>
<p><em>Propos recueillis par Laurin Liu.</em></p>
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		<title>Des J.O&#8230; où les minorités se font bien visibles!</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 23:02:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fiona Gedeon-Achi</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Un Ghanéen au slalom géant? Vraiment!? Notre envoyée spéciale à Vancouver a assisté à l’épreuve la plus multiethnique de l’histoire des Jeux d’hiver.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À Whistler, le slalom géant hommes est une expérience bien à l’image de la diversité canadienne. Aux XXe Jeux Olympiques d’hiver, mardi dernier, les annonceurs ont fièrement présenté les concurrents de l’événement le plus multiethnique des Jeux. Inde, Azerbaïdjan, Sénégal, Iran, Bosnie-Herzégovine, Liban&#8230; et, pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’hiver, même les Îles Caïmans et le Pérou étaient représentés! Il y avait au moins un athlète de tous ces pays prêt à affronter le parcours de slalom géant hommes. C’est maintenant de plus en plus fréquent: des skieurs binationaux représentent les plus petites nations, ou des skieurs de ces nations s’entraînent à l’étranger.</p>
<p>Si j’ai eu la chance d’assister à cette épreuve, et de passer ma semaine de relâche dans l’Ouest canadien, c’est parce que mon frère skie sous la bannière libanaise. J’ai donc saisi l’occasion pour partager mon expérience en tant que partisane d’une équipe minoritaire! Déjà les jours précédant l’épreuve, en ski libre, on s’échangeait des «Go Croatia!», «Wow Slovenia!», «Yeah Lebanon!», chacun identifiable par sa combinaison, un drapeau attaché comme une cape, ou tout simplement une écharpe ou un bonnet. Mais c’est vraiment chez les spectateurs, pendant la course, que l’on a ressenti l’ambiance cosmopolite de ces Jeux. Le public a fait véritablement honneur à tous les concurrents. Au passage des meilleurs skieurs suisses, norvégiens, italiens ou français, comme à la vue des skieurs pakistanais, moldaves, brésiliens, la foule sonnait les cloches, lançait des encouragements, applaudissait la performance sportive. Comme l’a remarqué ma famille, le public canadien est vraiment incroyablement fair-play. Pour supporter activement l’équipe libanaise, nous portions tee-shirts, écharpes et bonnets à l’effigie du pays. Les spectateurs qui ont reconnu le drapeau nous ont demandé, tout sourire: «Le Liban, vraiment!?». De nombreux curieux sont venus s’informer sur l’origine de nos couleurs. Cette ouverture d’esprit et cet enjouement témoignent clairement de l’ouverture culturelle canadienne.</p>
<p>La diversité culturelle semble s’être attirée plus d’un supporter. Entre autres, un journal australien a dédié un article au plus vieux skieur de la course, un mexicain de 51 ans, et aux deux plus jeunes, l’un péruvien, l’autre libanais. On se permettra quand même d’exprimer un petit «hic»: lors de la deuxième manche du slalom, les présentateurs ont annoncé le vainqueur à peine les premiers trente skieurs passés. Ce qui, avec l’aide de la pluie, a fait décliner l’attention du public bien avant le deuxième passage des dossards 31 à 103. Ce choix médiatique a dissout quelque peu l’atmosphère. Cependant, le défilé des nationalités se poursuit de plus belle: samedi le 27, pour le slalom géant hommes, un skieur ghanéen a rejoint le groupe.</p>
<p>Ce skieur, monté pour la première fois sur des skis il y a seulement 6 ans en Grande- Bretagne, se fait maintenant appeler «Snow Leopard»! Si les Jeux Olympiques ont été pendant longtemps l’affaire intime de quelques puissants pays Occidentaux, Vancouver a réussi à leur donner un véritable visage universel, qu’on espère voir s’étendre et s’épanouir aux prochains J.O. d’été à Londres!</p>
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