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	<title>Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Entre deux âges</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:42:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-François Gemme</dc:creator>
				<category><![CDATA[arts & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Kick</em>, la plus récente pièce du jeune dramaturge Étienne Lepage, jouée Aux Écuries, nous ramène au temps de l’adolescence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le nom d’Étienne Lepage vous met-il la puce à l’oreille? Cet auteur avait galvanisé les critiques de théâtre à l’automne 2009 lors de la présentation de sa pièce Rouge Gueule à l’Espace Go. Le voici de retour avec de nouvelles munitions, à peine quelques mois plus tard, explorant à nouveau des thèmes propres à l’adolescence. <em>Kick</em>, une création québécoise, représente un tournant pour la jeune compagnie du Théâtre de la Marée Haute qui, jusqu’à présent, avait proposé des pièces européennes inédites.</p>
<p>Au départ, la mise en scène de Michel- Maxime Legault nous en met plein la vue grâce à un lever de rideau aussi coloré et flamboyant que peut l’être une crise d’adolescence. La pièce se compose d’une succession de pensées et de récits qui ramènent les spectateurs à leurs jeunes années, à la manière d’un recueil de nouvelles mis en scène. Les scènes se succèdent toutefois sans que se crée un lien conducteur fort, ce que l’on peut attribuer à la volonté de l’auteur d’exprimer les coups de tête et les brusques changements de direction sans fond ni raison qui surviennent à cette époque de la vie, marquée par les fluctuations hormonales.</p>
<p>L’écriture d’Étienne Lepage nous mène facilement, sans détour, à travers les chemins tortueux des années de transformation. L’auteur parvient à saisir quelques instantanés de la période séparant l’enfance de l’âge adulte qui rassemble quête d’identité, révolte, rejet de soi et des autres, fraîcheur du regard, doutes… Sans trop renouveler le fond, l’auteur aiguise sa plume et choisit bien ses mots pour faire ressortir les différentes facettes de la jeunesse: l’abrutissement par les cartoons, les chips et les récits de faits divers rendus exagérément intéressants, les conversations vides sur des sujets sans queue ni tête, l’inexorable perte de l’innocence et de l’importance de la vérité, les dépanneurs, les sales coups, la cruauté par défaut, les contradictions, les partys, les mauvaises communications, comment plaire et se faire valoir, la noyade dans des océans de la banlieue, la lutte pour la puissance et le pouvoir.</p>
<p>La scénographie de Julie Deslauriers est simple mais efficace, s’inspirant du thème de la pièce et utilisant les formes géométriques et les parois pour engendrer des effets de lumière intéressants. L’emploi réussi d’un cube aux dimensions exiguës pour contenir un comédien lors d’un monologue parvient à placer le spectateur dans la tête d’un ado qui se cherche et remue ses tracas. Il convient par ailleurs de souligner les performances expressives de Gabriel Lessard et de Marie-Ève Trudel, qui ont su rendre le public hilare par leur interprétation fort juste.</p>
<p>Une belle intégration de segments de danse contemporaine, chorégraphiés par Caroline Laurin-Beaucage, vient accentuer et augmenter la portée du texte et des émotions qu’il suscite. Les comédiens n’étant pas des danseurs professionnels, certains d’entre eux ont pu éprouver certaines difficultés lors de l’exécution, mais ont su ajouter une touche de comique et de chaos hyperactif, conférant au thème principal du caractère et de l’énergie brute.</p>
<p><em>Kick</em>, dont la représentation s’étend sur une heure à peine, dresse certes un portrait réussi de l’adolescence, mais donne l’impression que certains personnages auraient pu être amenés à prendre la parole plus souvent. Finalement, la pièce se termine comme elle a débuté, c’est-à-dire à grands cris, des hurlements qui agissent comme autant d’appels visant à attirer l’attention de l’autre et à permettre de trouver sa place dans un futur univers d’adultes.<br/><br/></p>
<p class="boiteg"><em>Kick</em><br />
<strong>Où:</strong> Aux Écuries, 7285, rue Chabot<br />
<strong>Quand:</strong> du 9 au 27 mars<br />
<strong>Combien:</strong> 15$ (étudiant)</p>
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		<title>La tragédie de l’exil</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rosalie Dion-Picard</dc:creator>
				<category><![CDATA[arts & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec son adaptation toute personnelle de <em>L’Énéide</em>, Olivier Kemeid remet la recherche d’un monde meilleur au goût du jour.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Espace libre présente jusqu’au 20 mars <em>L’Énéide</em>, pièce primée de nombreuses fois en Europe et montée aux États-Unis, en Allemagne et bientôt en République Démocratique du Congo. S’inspirant librement du texte de Virgile et de son histoire familiale, l’écrivain et metteur en scène Olivier Kemeid rend hommage à tous les réfugiés et émigrés de ce monde, à ceux qui quittent leur patrie pour des cieux plus cléments et, surtout, pour l’avenir de leurs enfants. Car c’est en pensant à son fils Ascagne que le personnage d’Énée s’acharne à trouver une terre, un nouveau pays.</p>
<p>Énée quitte sa ville en flammes, avec son père, son enfant, sa femme et une poignée de compatriotes. Le chemin sera long, les embûches nombreuses, et la tentation d’abandonner la quête parfois irrépressible.</p>
<p>Très épuré, le décor change principalement en fonction des éclairages. Des effets d’ombres chinoises se glissent ça et là, seule excentricité notable. Le pari est risqué, une telle mise en scène ne distrayant guère le spectateur du jeu.</p>
<p>Quelques longueurs marquent la pièce de 2h15 (sans entracte), surtout à cause du jeu qui, à la manière tragique, est truffé de longs monologues qui manquent parfois de souffle. Le fait qu’il y ait sept acteurs sur scène pour près de quatre fois plus de rôles constitue sans contredit un immense défi pour les comédiens, qui jouent jusqu’à trois ou quatre personnages chacun. On regrettera parfois qu’Eugénie Gaillard et Johanne Haberlin soient cantonnées à des rôles stéréotypés (bien que nombreux): une blonde menue et conciliante pour la première, une brune excessive jusqu’à la folie pour la seconde. Si ces personnages peuvent déranger par leur manque d’épaisseur, le jeu demeure néanmoins crédible.</p>
<p>On retiendra davantage les interprétations profondément émouvantes d’Étienne Pilon (Énée) et de ses acolytes masculins, qui occupent des rôles plus importants que leurs collègues féminines. Notons tout de même la polyvalence emballante de Marie-Josée Bastien, qui passe sans accroc de la prostituée de bas étage à la mère réfugiée pleurant son destin tragique. Simon Boudreault fait comme toujours preuve d’un art consommé de la gestuelle et de l’émotion, tandis que les regards désespérés de Jacques Laroche ne laissent personne indifférent. Goeffrey Gaguère offre une performance impeccable qui mêle le tragique et le comique, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Les éclairages, la mise en scène, les costumes et les effets sonores et musicaux sont à l’avenant, irréprochables.</p>
<p>Le texte, qu’on a comparé à ceux de Wajdi Mouawad, en a certainement la force. Par ailleurs, les passages comiques s’avèrent trop rares, et détonnent considérablement. Du texte de Virgile reste un ton et de grandes envolées tragiques, qui ne sauront pas conquérir tous les publics. Le soir de la première, quelques erreurs de diction s’en sont mêlées, ce qui n’est rien pour faciliter la réception. Pourtant, on ne saurait déconseiller un spectacle qui, pour n’être pas exempt de défauts, présente une brochette de talents et un texte terriblement puissant.<br/><br/></p>
<p class="boiteg"><em>L’Énéide</em><br />
<strong>Où:</strong> Espace Libre, 1945, rue Fullum<br />
<strong>Quand:</strong> jusqu’au 20 mars<br />
<strong>Combien:</strong> 21$ (étudiant)</p>
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		<title>Montréal raffinée</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:51:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Faddoul</dc:creator>
				<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Essai photo par Frédéric Faddoul]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s1/' title='s1'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s1" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s2/' title='s2'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s2" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s3/' title='s3'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s3" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s4/' title='s4'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s4-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s4" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s5/' title='s5'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s5-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s5" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/16/montreal-raffinee/s6/' title='s6'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/s6-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photo: Frédéric Faddoul" title="s6" /></a>

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		<title>Regard voilé</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Dufresne</dc:creator>
				<category><![CDATA[éditorial]]></category>

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		<description><![CDATA[Écrire un éditorial à chaque semaine n’est pas toujours évident. Et pour cause: il faut avoir (ou s’inventer) une opinion sur tout! Dans notre distrayante société hypermédiatisée où tout le monde a déjà trop d’opinions sur trop de sujets, j’ai tenté de vous épargner cette semaine: vous n’aurez pas à subir une énième prise de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Écrire un éditorial à chaque semaine n’est pas toujours évident. Et pour cause: il faut avoir (ou s’inventer) une opinion sur tout! Dans notre distrayante société hypermédiatisée où tout le monde a déjà trop d’opinions sur trop de sujets, j’ai tenté de vous épargner cette semaine: vous n’aurez pas à subir une énième prise de position sur le port du niqab ou sur le virage à droite du Parti Québécois, me suisje promis. Car il faut s’avouer tout bas que l’obligation de «nourrir la bête» médiatique en <em>éditorialisant</em> à qui mieux-mieux n’a pas toujours d’heureux résultats.</p>
<p>Pour preuve, vous n’avez qu’à ouvrir les pages de notre cousin Dailyite* du 11 mars pour y constater la condescendance qui peut découler d’une opinion mal réfléchie. Le <em>Daily</em> attribue la décision du Gouvernement du Québec de sanctionner l’expulsion de Naema Atif Ahmed d’un cours de francisation à une «xénophobie» et une «Islamophobie» qui seraient propres au Québec. S’il est vrai que la xénophobie est un phénomène réel au Québec –comme à bien d’autres endroits au Canada et dans le monde occidental– et qu’il doit être dénoncé, l’éditorial du <em>Daily</em> est truffé de faussetés et de sophismes qui témoignent d’une incompréhension surprenante de la situation.</p>
<p>Il y a d’abord les faits. Le narratif du <em>Daily</em> sous-entend que le Ministère de l’Immigration est allé trouver Naïma Ahmed dans sa salle de classe pour l’en expulser. C’est plutôt la professeure qui, après quelques tentatives d’accommodement infructueuses, a souligné le problème à la direction du Cégep Saint-Laurent, qui en a elle-même référé au Ministère. Le Gouvernement du Québec n’a pas cherché à lancer une chasse aux sorcières, mais a simplement été tenu de trancher alors qu’il y avait conflit entre l’offre d’un service gouvernemental et une liberté religieuse.</p>
<p>Ensuite, on y érige l’individualisme libéral comme le seul fondement légitime du vivre-ensemble. À l’instar d’autres journaux anglophones comme le <em>Globe and Mail</em> et la <em>Gazette</em>, le <em>Daily</em> se fonde sur une conception radicalement individualiste des droits et libertés pour défendre le choix individuel des femmes qui désirent porter le niqab ou la burqa, un choix «qui n’a d’implications pour personne d’autre qu’elles-mêmes». La question est pourtant loin d’être aussi simple: si les libertés individuelles sont poussées à l’extrême, elles peuvent miner les fondements de la société, et des limites doivent donc être tracées. Le port du niqab ou de la burqa dans un cours de francisation –où il est nécessaire d’engager la conversation avec les autres étudiants– entre dans cette catégorie, et est donc un terrain légitime de débat politique.</p>
<p>Enfin, cherchant sans doute une illusoire rédemption l’extirpant du marais anti-Québécois où baignent parfois le <em>Globe</em> et la <em>Gazette</em>, le <em>Daily</em> ajoute que «le Canada français a longtemps combattu la domination du Canada anglais, (…) et la xénophobie actuelle doit être considérée à la lumière de cette oppression historique». Voilà qui rate la cible. Les Québécois seraient-ils donc incapables de réfléchir collectivement sur les questions complexes de l’intégration, des frontières entre les libertés individuelles et le vivre-ensemble et les valeurs fondamentales d’une société? Les choix collectifs des Québécois (incluant les nouveaux arrivants) ne seraient-ils qu’une réaction irréfléchie et frénétique à une inhérente peur de l’Autre? J’en doute. Ces questions sont complexes, et de telles simplifications traînent le débat vers le terrain même que le Daily cherche à dénoncer, soit celui des préjugés.</p>
<p>Bon, voilà qui est fait: malgré toutes mes bonnes intentions, vous pourrez bénéficier d’une opinion supplémentaire sur le niqab à mettre dans votre besace. Faites en bon usage.</p>
<p>*Ne nous méprenons pas ici, on aime bien le <em>Daily</em>. Mais cet éditorial était trop choquant pour rester sans réponse.**</p>
<p>**Pour ceux qui ne l’auraient pas encore remarqué, Jean Dion est mon idole (j’ai son autographe affiché sur mon mur à la maison) et je lui pique donc impunément son idée d’utiliser les astérisques.</p>
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		<title>Surchargés mais soignés</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maya Riebel</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[L’état mental des étudiants de McGill semble être en meilleure forme que celui des travailleurs salariés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 11 mars dernier, le Coeur des Sciences à l’UQAM présentait un colloque sur la santé mentale au travail. La discussion était nécessaire puisque le problème ne cesse de croître: chaque année 1,5 millions de québécois manquent le travail pour des raisons de santé mentale. Partout on entend parler de gens souffrant de «burn-out» parfois même avant la trentaine: l’épuisement professionnel en épargne peu, Les cinq panélistes ont tous évoqué les mêmes raisons, soit l’empressement d’augmenter la productivité à tout prix, la charge grandissante de travail, les ambiances «malades» et l’organisation du travail inadaptée. Conséquemment, les employés perdent le contrôle au travail, et dans leur tête. Ce sentiment de contrôle mais aussi de liberté, est essentiel à la survie dans le monde du travail.</p>
<p>Faisons nous face à un problème similaire, en tant qu’étudiants? Selon Gilles Dupuis, directeur scientifique du Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) et professeur au Département de psychologie de l’UQAM, on peut effectivement dresser des parallèles entre l’état de santé mentale des travailleurs et celui des étudiants «dans la mesure où [ces derniers] ont des travaux à produire et sont dans un environnement compétitif». De plus, les problèmes personnels «hors-campus», peuvent exacerber le stress vécu en cours.</p>
<p>De plus, les employeurs et superviseurs sont autant victimes du stress que leurs employés ou étudiants. Ainsi M. Dupuis note que les professeurs ont des «dates d’échéance [et] plusieurs travaux, plusieurs rôles à coordonner.» Et cette tension est contagieuse: leur stress déteint sur les étudiants. Puisque l’institution ne priorise pas forcément le bien-être mental avant son propre bien-être financier, le professeur Dupuis voit la solution dans l’entraide étudiante. Il propose des « mouvements étudiants», des associations étudiantes qui se pencheraient sur la qualité de vie universitaire et qui pourraient représenter les intérêts des étudiants auprès de l’administration.</p>
<p>À McGill, il existe un Centre de santé mentale dédié exclusivement aux étudiants. Le docteur Robert E. Franck, directeur du Centre, nous fait part de quelques chiffres: 16 500 visites par an (sans compter près de 860 «drop-ins»), cela fait à peu près 70 à 90 visites par jour. Mais surtout, une augmentation de 1400 nouveaux patients par an. Parmi tous ceux-ci, 90% des malades présentent un diagnostic précis, en général, des problèmes de dépression ou d’anxiété. M. Franck admet que l’obligation de performer ressentie par les étudiants de l’université McGill peut prédisposer aux problèmes mentaux. En effet, en vertu de son statut, l’université sélectionne des étudiants «<em>sur-performants</em> et perfectionnistes», observe-t-il.</p>
<p>Le Professeur Dupuis et l’équipe du Centre de santé mentale opèrent sur un même «modèle de bien-être» dans leurs environnements respectifs. Le Centre étant financé par les Services Étudiants, les intéressés «doivent savoir que leur argent est mise à bonne contribution», insiste M. Dupuis. Ceci semble être le cas: en plus de renvoyer à de multiples organismes partenaires, le Centre emploie une dizaine de psychiatres et psychologues. Finalement, mieux desservis et surtout mieux écoutés que les travailleurs, nous restons des privilégiés, jusque chez le psy.</p>
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		<title>La Révolution Verte n’a rien de rose</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Geneviève Lavoie-Mathieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[En juin 2009, l’élection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne a donné lieu à des torrents de protestations. Presqu’un an après, qu’en est-il du mouvement de la Révolution Verte?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Têtes d’affiche du mouvement, Mir Hossein Moussavi, Mohammad Khatami et Mehdi Karroubi se sont associés pour mener la Campagne Verte –le vert étant le symbole de l’Islam et de l’espoir. Derrière ces porte-étendards, beaucoup d’analystes s’entendent pour dire que la vraie force du mouvement émane de la société civile, en l’occurrence, les étudiants, le mouvement des femmes et les intellectuels. Invitée à l’Université de Montréal dans le cadre de la conférence <em>La société civile iranienne: de la graine au fleurissement</em>, la doctorante en sociologie et anthropologie à l’Université d’Ottawa Hanieh Ziaei fait le point sur la vague verte qui a bouleversé le pays il y a un an.</p>
<p>Dans un régime autoritaire où la répression est monnaie courante, qu’est-ce qui peut encourager la société civile à sortir dans la rue malgré les risques? Les pressions sociales et économiques y seraient pour beaucoup, affirme Hanieh Ziaei: ,le haut taux de chômage –la moitié des 200 000 universitaires qui graduent chaque année resteront sans emplois– la censure et les restrictions d’accès à certains sites internet et comptes courriels sont autant de catalyseurs du mécontentement citoyen. D’un autre côté, la moitié de la population de l’Iran a moins de 30 ans. Un poids démographique non négligeable compte tenu du dynamisme des mouvements étudiants, a fait remarquer Hanieh Ziaei. De plus, «le rôle des femmes est de plus en plus important», ajoute-t-il «elles s’émancipent, sont les plus nombreuses dans les universités, s’organisent et revendiquent leurs droits».</p>
<p>L’insatisfaction générale devant les résultats électoraux a engendré une mobilisation citoyenne à grande échelle contre ce que la communauté internationale s’accorde à qualifier de régime pseudo-démocratique. Il existe toutefois un manque d’organisation de la part des jeunes mouvements radicaux qui sont réprimés et non unifiés. De plus, l’inexistence d’une quelconque présence diplomatique externe agissant comme moniteur des élections ne leur facilite pas la tâche, contrairement au cas de l’Ukraine et de la Révolution Rose en Géorgie. Selon Farzan Sabet, étudiant de McGill d’origine iranienne, «c’est la raison pour laquelle un nombre croissant de personnes en sont venues à croire que le Mouvement Vert, comme d’autre récents mouvements de la Révolution de Couleurs est voué à l’échec. Mais cela ne veut pas nécessairement dire la fin du mouvement anti-gouvernemental, nuance-til, mais plutôt la transformation potentielle vers un mouvement dans une forme plus radicale et militante.»</p>
<p>Le Corps d’Armée des Gardes Révolutionnaires Islamiques (The Islamic Revolutionnary Guards Corps – IRGC), qui compte plus de 125 000 gardes, constitue la puissance dominante de l’économie et du marché noir en Iran. Le Corps d’Armée opère en partie à travers les «bonyads», semblants de fondations charitables qui sont en fait des corporations à but lucratif. Les analystes estiment qu’ils représentent en fait un à deux tiers du produit intérieur brut de l’état, soit des dizaines de milliards de dollars. De plus, Ahmadinejad leur offre un soutien actif. «Leur monopole sur l’économie et leur grand pouvoir de répression nuisent considérablement à la capacité de la société civile à s’organiser, à se mobiliser et à manifester», note Farzan Sabet.</p>
<p>Que la révolution soit verte ou pas, elle ne risque pas d’être rose&#8230;Une transition douce et paisible ne semble pas être à envisager pour l’Iran. Tensions exacerbées et possible conflit à l’horizon? Le progrès de la société civile reste à suivre.</p>
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		<title>Comment survivre à l’intelligence</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Miruna Craciunescu</dc:creator>
				<category><![CDATA[arts & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Du bocal à poissons à la tanière du hérisson : un fossé orné d’épines.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois histoires s’entrelacent dans la libre adaptation cinématographique du premier roman de Muriel Barbery, <em>L’Élégance du hérisson</em>. À travers le filtre narratif de Paloma (Garance Le Guillermic), suicidaire précoce de onze ans, le monde des adultes est présenté comme «un bocal à poissons rouges» où l’on s’enferme soi-même dans un emploi et des préoccupations absurdes, sans espoir de sortie. Seule issue possible: agir en hérisson. Et c’est précisément ce que fait madame Michel (Josiane Balasko), la concierge. Présentant un dos hérissé de piquants au reste de la société, elle choisira de s’enfermer à double tour dans un rôle minable et stéréotypé, se rendant invisible pour qu’on ne perce pas son masque d’ignorance; en un mot, pour «avoir la paix». Mais la culture finira par la rattraper sous la forme d’un milliardaire japonais (Togo Igawa), nouveau propriétaire de l’immeuble, qui lui tend fantastiquement la main comme à une amie, contrairement aux autres locataires, lesquels la considèrent plutôt comme un objet de décoration de mauvais goût.</p>
<p>Ces trois personnages, confrontés les uns aux autres, effectuent un effort de rapprochement louable qui semble délivrer un message positif: apprenez à lire en dessous des apparences, puisque la vie n’est absurde que si nous n’avons personne avec qui partager nos réflexions. Le projet désespéré de la petite Paloma traduit bien cet espoir, nous révélant une fillette incapable de confier son angoisse à une famille dysfonctionnelle, embourbée dans l’individualisme inhérent à sa classe sociale.</p>
<p>Du livre au film, la narratrice qui ne livrait ses pensées qu’à son journal intime les partage à présent avec la vieille caméra de son père, de laquelle elle ne se sépare jamais. Procédé assez réussi qui nous permet d’observer les contradictions de son univers familial à travers l’objectif, semble-t-il, de son propre cerveau, lequel produit des haïkus par douzaines.</p>
<p>Le film se présente moins comme un cri de ralliement des âmes et intelligences supérieures que comme un manifeste cynique à l’égard de la culture, laquelle ne permet ni d’échapper au bocal à poissons, ni de se réfugier dans une tour d’ivoire hérissée de pics où l’on pourrait savourer <em>Anna Karénine</em> en silence et appeler son chat Léon, en hommage à Tolstoï.</p>
<p>En effet, lorsqu’une fillette de onze ans «trop perspicace» forme le projet de se suicider pour échapper au triste sort d’être née virtuellement riche dans une famille bourgeoise, et que l’intelligence est présentée, à peu de choses près, comme un fardeau qu’on ne peut supporter qu’en dissimulant sa véritable nature sous une apparence farouche et stupide, nous pouvons raisonnablement soulever l’éternelle question: «Mais où va le monde?» Déroutant est le constat posé par cette oeuvre où transparaît l’inutilité crasse (bien que charmante) d’un héritage culturel de plus en plus aliénant, dans un monde tristement superficiel et matérialiste. Le film, cependant, ne doit pas non plus être interprété comme une invitation à agir en hérisson, mais plutôt à surmonter le fossé qui sépare le bocal à poisson rouge du refuge confortable d’où l’on observe, de loin, la comédie humaine.</p>
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		<title>Du bruit à la musique</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Henri-Garand</dc:creator>
				<category><![CDATA[arts & culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 mars dernier, le Goethe-Institut accueillait les Productions SuperMusiques, en collaboration avec la Saison Le Vivier et la maison de Disques DAME, pour un double lancement d’album de musique actuelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’emblée, le concert s’annonçait intime: les quelques soixantedix sièges de la salle McLaren du Goethe-Institut, coin Sherbrooke et Saint-Denis, étaient occupés aux trois quarts quelques minutes seulement avant le début du concert. Un public d’initiés, à en juger par les conversations autour de moi –voilà ce qui arrive lorsqu’on se rend seule à un concert de musique actuelle– qui donnaient l’impression que tous se connaissaient. Intime aussi, la courte présentation de Danielle Palardy Roger, directrice musicale et artistique des Productions SuperMusiques, qui semblait s’adresser à des amis plutôt qu’à un public d’étrangers. <em>Exit</em> les grands discours, c’est la musique qui est à l’honneur ici, une musique qui défie toutes conventions et qui s’inscrit bien au-delà de l’expérience d’écoute traditionnelle. Car voilà le mandat de cet organisme à but non lucratif, fondé en 1979 par trois musiciennes (D. Palardy Roger, J. Hétu, D. Labrosse) aux parcours éclectiques: «promouvoir des musiques créées sans souci du commerce, des modes en vigueur ou des conventions académiques».</p>
<p>Divisé en deux parties, le concert faisait figure de lancement pour les deux ensembles invités, Nous perçons les oreilles, une formation composée de Jean Derome et Joane Hétu (aussi codirectrice des Productions SuperMusiques), ainsi que le duo formé par Ignaz Schick et Martin Tétreault.</p>
<p>Sans cérémonie, Derome et Hétu se sont installés sur la petite scène qui sert normalement de salle de cinéma pour interpréter l’intégrale de leur troisième album, <em>Shaman</em>, une pièce en douze sections d’une trentaine de minutes. Les deux musiciens, qui ont chacun un parcours musical impressionnant, utilisent en plus de leurs instruments respectifs (saxophones, flûte et voix) tout un éventail d’objets-instruments, permettant ainsi une combinaison de textures sonores que viennent mettre en valeur une écoute et une virtuosité évidente. Résultat: une ambiance étrange, faite de couinements et de clapotis presque surréalistes, dans laquelle les concepts musicaux traditionnels –harmonies, gammes, formes, etc.– sont complètements transformés, voire évacués.</p>
<p>Pour la deuxième partie, Ignaz Schick et Martin Tétreault avaient installé leurs tables tournantes (sans disques), ordinateurs portables et autres objets disparates sur deux longues tables au fond de la scène. Plus sobre, le duo a interprété quelques extraits de son dernier album, Live • 33 • 45 • 78, dans lequel il combine des matériaux bruts (bois, métal, plastique, papier…) à l’utilisation novatrice de la table tournante. Schick, qui vit à Berlin, et Tétreault, un montréalais, sont deux habitués de la scène électronique et ont chacun à leur actif un nombre impressionnant de contributions à divers groupes et festivals. Leur musique, pratiquement indescriptible, oscille entre le bruitisme et la musique d’ambiance, tantôt chaotique, tantôt syncopée, mais cherchant toujours visiblement à s’éloigner de tout terrain connu.</p>
<p>Malgré une expérience tout à fait intéressante, ce serait mentir que d’affirmer que ce type de musique est accessible à tous. En l’absence des repères traditionnellement associés à la musique (mélodie, rythme) l’auditeur non-initié se retrouve perdu. Et pourtant, l’expérience est enrichissante: elle impose une écoute nouvelle, et place l’auditeur hors du confort du système tonal et harmonique traditionnel. C’est, on en convient, le propre de la musique expérimentale.</p>
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		<title>La capsule sonore</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 17:10:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amélie Lemieux</dc:creator>
				<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[chronique-culture]]></category>
		<category><![CDATA[La capsule sonore]]></category>

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		<description><![CDATA[La 87, sur un air enthousiaste]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lecteur x, lectrice y, j’ai soif. Soif d’escapades dans les Amériques, soif d’une fin de session bien bouclée, soif d’une bière sur une terrasse. Pour étancher ces multiples besoins, je vous fais part des chansons que j’ai jugées incontournables pour un <em>road trip</em> réussi. Avant de procéder, je me dois de vous rassurer: si vous n’êtes pas détenteurs d’un permis de conduire, il n’y a rien à craindre parce que là n’est pas l’objet de ma chronique. Par contre, si cet état de fait provoque chez vous un complexe d’infériorité, je peux vous assurer que lors d’un <em>road trip</em> le rôle du passager est aussi capital que celui du conducteur. Vous vous verriez hurler du AC/DC, seul avec vous-même, pendant neuf heures de route? Pas moi: «Highway to hell», ça se chante la voiture pleine de monde. Pas d’autre issue.</p>
<h4>Pour ne pas s’étriper lors d’un <em>road trip</em></h4>
<p>Tout d’abord, avant de partir, il vous faudra une équipe de voyageurs exceptionnels. Ensuite, afin de ne pas se lasser des champs qui s’étendent sur de longs kilomètres, l’éventail de vos sélections devra être diversifié. Privilégiez les Rolling Stones, les Fugees, U2, Rage against the Machine, Nirvana, Timbaland (pourquoi pas?) ou Beck, par exemple. Vous pouvez vous permettre un peu de Lady Gaga, mais prenez garde: ses tubes sont à écouter avec modération. Les radios se font un plaisir de les diffuser à profusion, mais ça devient lourd à la longue. Vaut mieux s’en tenir aux classiques. Bryan Adams, par exemple, devrait occuper une place de premier choix dans votre sélection. Parce que même si votre escapade se fait à l’été 2010 et non à l’été 69, vous jubilerez de plaisir à imiter Bryan en voiture: «<em>Oh, and when you held my hand / I knew that it was now or never / Those were the best days of my life / […] Back in Summer of ‘69</em>». (J’attire ici votre attention sur la longueur de la note quand Bryan Adams chante «niiinneee»).</p>
<p>Faites-moi plaisir, oubliez vos albums jazz à la maison. Vous savez, ceux qui assomment comme des somnifères extra- forts. De toute manière, les morceaux sont pour la plupart dépourvus de paroles. Le <em>road trip</em> et ses chansons se donnent souvent pour objectif de tisser des liens, et pour ce faire, on doit pouvoir chanter à tue tête. Vous aurez l’occasion d’apprécier une foulée d’artistes jazz au Festival si vous êtes à Montréal en juillet.</p>
<h4>Technicités routières</h4>
<p>L’équipement électronique de votre bagnole entre aussi en compte dans la réussite de votre <em>road trip</em>. Vous possédez un transmetteur FM ou, plus simplement, un câble qui diffuse la musique de votre lecteur mp3 sur vos haut-parleurs? Génial, mais la batterie de votre iPod ne fera pas long feu, surtout pas pour un Montréal-New York. Il faudrait prévoir un chargeur de voiture et, rendu là, ça commence à se corser. Le plan B le plus simple est de s’armer d’une excellente collection de classiques en format CD. Je parle notamment des albums mentionnés dans le paragraphe précédent.</p>
<p>Mes écrits à conserver <em>ad vitam aeternam</em>. Du moins cette chronique, jusqu’à la fin de l’été.</p>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 16:38:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre, Le Délit</dc:creator>
				<category><![CDATA[sommaire]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
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		<title>Flagrant déni de grossesse</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 16:32:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-France Guénette</dc:creator>
				<category><![CDATA[arts & culture]]></category>
		<category><![CDATA[roman feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[Flagrant délit de tendresse]]></category>

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		<description><![CDATA[ÉPISODE 20
Résumé de l’épisode précédent: Emma et Steeve découvrent, chacun de leur côté, qu’ils ont toujours cherché l’amour chez des personnes qui n’étaient pas compatibles avec leurs désirs inconscients. Francis et Delilah se «pognent» dans le nouveau bureau de Delilah.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="boiteg">«So maybe it’s true That I can’t live without you And maybe two is better than one But there’s so much time To figure out the rest of my life And you’ve already got me coming undone And thinking two is better than one.»<br />
-Taylor Swift</p>
<p><br/></p>
<p>Les semaines passaient, et chaque dimanche, lundi, mardi, jeudi et samedi, sans exception, main dans la main, Francis et Delilah franchissaient les portes du Gainsbar sur St- Hubert. Delilah était agréablement surprise lorsqu’elle constatait, maintes et maintes fois, combien Francis était patient et attentionné. Lors de leurs rencontres au grand jour, il était galant. Et la nuit -oh la nuit- il était si fougueux, si vigoureux et tellement amoureux qu’il la pénétrait avec douceur pour faire durer son plaisir. Il s’abreuvait à Delilah comme une vieille Anglaise fripée à une tasse de porcelaine.</p>
<p>Un jour, au retour d’une promenade particulièrement mauve, Delilah se sent ballonnée. Ce doit être cette période du mois, penset- elle. Elle se dirige systématiquement vers la toilette pour insérer un tampon, à l’avance, comme elle le fait tous les mois. Elle avait pris cette habitude après le malheureux incident à son bal des débutantes, où elle avait entendu un rire sardonique lorsqu’elle s’était levée avec son escorte. Sa robe blanche, symbole de sa jeunesse et de sa virginité, était tachée de rouge sang. Sans que Delilah ne s’en rende compte, ce rouge trahissait les intentions et les désirs charnels de son escorte. Delilah frissonne en repensant au moment où elle avait cédé aux avances de Craig. Elle s’en souvient comme si c’était hier: elle s’était tellement humiliée! Craig avait tenté de la recouvrir de son veston quand, saoule et grelottante, elle avait lancé, d’un ton irrité qui s’avérait extraordinairement séduisant: «<em>I don’t need that. I’m way to hot to be cold!</em>»</p>
<p>Elle s’assoit devant la télévision, chose qu’elle ne fait que dans les moments où elle cherche désespérément à se changer les idées. Machinalement, elle choisit une chaîne alors que l’émission prend justement fin. Elle n’a même pas le courage de se lever pour changer de chaîne quand une annonce publicitaire attire son attention:</p>
<p>«Saviez-vous que vous pourriez être à peine enceinte? Première Réponse décèle l’hormone de grossesse cinq jours avant les autres. Et si Première Réponse vous l’annonçait en premier?»</p>
<p>«Pfff!», souffle-t-elle. Delilah a toujours trouvé les filles qui ont besoin de tests de grossesse irresponsables. Ces filles qui coucheraient avec un homme méconnu sans protection, elle les considère particulièrement épaisses. «<em>How dumb do you have to be to not think practically about your own health and future!</em>» grommèle-t-elle en pensant aux nombreux épisodes du Maury Show qu’elle a regardés avec Emma, durant lesquels des filles à peine adultes cherchent désespérément le père de leur enfant, et en sont au seizième prétendant pour le test de paternité&#8230; Delilah soupire. «<em>Anyway, I know exactly what I would do if it happened to me. I wouldn’t tell anyone, and I’d go straight to the clinic to take care of things. Like I need a kid right now, of all things!</em>»</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Emma n’est pas une fille ponctuelle, mais quand elle va au cinéma, elle se met belle et s’assure d’y être au moins quinze minutes avant la projection. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est de scruter les gens dans la salle, un à un, afin de deviner leurs habitudes, le genre de personne qu’ils sont à l’extérieur du monde cinématographique.</p>
<p>Steeve n’est pas un gars ponctuel, mais quand il va au cinéma, il se met beau et s’assure d’y être au moins quinze minutes avant la projection. Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est de scruter les gens dans la salle, un à un, afin de deviner leurs habitudes, le genre de personne qu’ils sont à l’extérieur du monde cinématographique.</p>
<p>Emma s’assoit toujours à huit rangées de l’avant, et à huit sièges du côté jardin.</p>
<p>Steeve s’assoit toujours à huit rangées de l’avant, à huit sièges du côté gauche quand tu rentres dans la salle.</p>
<p>Deux solitudes, une même habitude. Aujourd’hui, le destin s’interpose. Les coutumes de l’un se heurtent aux coutumes de l’autre. Leurs regards se croisent. Tina Turner, du haut des hautparleurs, chante:</p>
<p>«<em>You’re simply the best, better than all the rest / Better than anyone, anyone I’ve ever met</em>».</p>
<p>Ils se reconnaissent. Emma a vu Steeve à RDI, dans le reportage spécial sur la grève, et Steeve a vu Emma dans les photos de Delilah, sur Facebook.</p>
<p>«<em>When worlds collide, everything is possible&#8230;</em>» La première phrase du film libère le magnétisme épouvantable, la tension qui s’est installée entre les corps de Steeve et d’Emma. Leurs mains hésitantes se joignent, s’entrechoquent, et dans un bruissement final, alors que les lumières s’éteignent, leurs lèvres s’unissent.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>Après deux tasses de café et deux heures supplémentaires à corriger les travaux de ses étudiants de philo, Delilah n’en peut plus. Elle est forcée de reconnaître ses limites. Elle pose son stylo, fait machinalement sa toilette, comme d’habitude. Les paupières lourdes, elle s’endort dès que sa tête touche l’oreiller. Le bonheur qu’elle vit à deux depuis peu avec Francis ne suffit pas pour la protéger du poison de Morphée. La fatigue, le stress, les souvenirs de Craig qui l’ont tourmentée en début d’après-midi s’emmêlent dans le rêve qui s’emporte en elle. À la manière d’Alice dans le conte de Lewis Carroll, Delilah bascule dans un trou profond. Elle ne peut s’arrêter de tourbillonner, comme entre deux vents. Elle se voit prises entre deux entités, l’une rose, l’autre rouge, qui se confondent à la manière d’une double hélice. Elle se réveille en sursaut: le chat d’Emma vient de lui lécher le nez.</p>
<p>Ce n’était qu’un rêve…<br/><br/></p>
<p class="boiteg">Marie-France Guénette aimerait remercier Taylor Swift, Amélie Lemieux, Catherine Renaud, Sophie Charbonneau-Saulnier, Tina Turner et Céline Dion pour leur précieuse aide lors de la rédaction de cet épisode. Si elle avait une salle pleine de gens fatigués devant elle, elle leur chanterait une chanson.</p>
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		<title>La presse écrite, crise de la quarantaine?</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/la-presse-ecrite-crise-de-la-quarantaine/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma Ailinn Hautecoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Les journaux se noient dans une mer pleine de requins médiatiques, mais le journal indépendant reste le phare de la démocratie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plus d’un an maintenant que le <em>Journal de Montréal</em> a «lock-outé» ses employés. Ces journalistes ont pu continuer leur travail, paradoxalement, en montant un site internet, <em>Rue Frontenac</em>. Depuis la crise économique de 2008, beaucoup de journaux ont vu leurs revenus s’écrouler, à cause de la désertion des annonceurs publicitaires, mais aussi à cause des nouveaux médias et des «journalistes en pyjamas» sur internet. La question est sur toutes les lèvres: des médias traditionnels, de la presse écrite ou du journalisme indépendant, qui est en crise ?</p>
<p>Afin d’en débattre, <em>Le Devoir</em> et <em>Media@McGill</em> ont rassemblé vendredi dernier, lors du colloque <em>Le journal indépendant: vue de l’esprit ou phare de la démocratie</em>, un parterre de journalistes, d’économistes et de rédacteurs en chefs.</p>
<h4>La guerre est finie</h4>
<p>Pour Persephone Miel, conseillère senior pour l’ONG Internews, «la question qui se pose n’est pas celle de la survie de la presse écrite mais plutôt de savoir qui va produire du journalisme professionnel, d’investigation, ou d’analyse.» La guerre des médias n’est plus d’actualité: «blogueurs contre journalistes c’est fini!», commentait-elle.</p>
<p>Toutefois, le journalisme indépendant semble lui aussi être en mauvaise santé. La reporter et auteure de renom, Anne Nivat, raconte qu’elle n’a pas attendu l’indépendance des journaux pour elle-même voler de ses propres ailes: elle couvre les conflits en solo. Pour Mme Nivat, le vrai problème est celui de «la proximité entre les journalistes et les acteurs de pouvoir». Maintes fois, le Quai d’Orsay, ministère des affaires étrangères français, a essayé de l’empêcher de faire son métier sur le terrain, sous prétexte du danger que ces guerres représentent pour les journalistes. Là où les États réussissent à mettre les journalistes en laisse, on observe que «l’information a presque abouti à de la désinformation ou pire à de la communication», la reporter faisant ici référence à l’information souvent unilatérale produite par des journalistes embarqués avec les forces armées du pays pour lequel ils couvrent les conflits. Sans être question de parti pris, «la subjectivité et la créativité font partie de la valeur ajoutée du journal et donnent matière à réfléchir au lecteur».</p>
<h4>Une crise du quatrième pouvoir ?</h4>
<p>La crise des médias traditionnels ne se traduit pas par l’absence mais par l’abondance de sources d’information, qui ne possèdent pas nécessairement la valeur ajoutée du journal classique: sa hiérarchie et sa corroboration des sources. Pour Florian Sauvageau, directeur du Centre d’études sur les médias de l’université Laval, «la priorité pour l’État n’est pas de subventionner les journaux mais de sensibiliser le public à l’importance de l’information. C’est paternaliste de dire au lecteur quoi lire, il faut qu’il puisse se forger une opinion luimême» et cette sensibilisation de l’État, par l’éducation, lui donnera les outils nécessaires.</p>
<p>En partie à cause de son modèle de financement dépendant de la publicité, «la presse écrite ne sera bientôt plus un média de masse », note le directeur du Journal of Media Business Studies, Robert G. Picard. En effet beaucoup de journaux régionaux et locaux disparaissent pour cause de faillite. Comme le suggère Mme Miel, ceci pose problème pour la démocratie. «Les gens ne votent pas dans des communautés virtuelles, ils votent dans des districts électoraux, définis géographiquement», d’où l’importance des médias locaux qui couvrent les hauts et les bas des conseils municipaux.</p>
<h4>L’exemple du journalisme participatif</h4>
<p>À McGill, la Société des Publications du Daily (SPD), «est à moitié financée par les étudiants et l’autre moitié par la publicité et n’est pas sous l’emprise des grands groupes de médias. De plus les éditeurs ne sont à aucun niveau restreints dans le contenu publié», explique son directeur général, Boris Shedov. Bien que les deux journaux étudiants qu’elle publie se soient modernisés en 2004 en conquérant la plateforme virtuelle et les réseaux sociaux, «<em>Le Délit</em> et <em>The McGill Daily</em>, tout comme les journaux étudiants universitaires, restent un exemple de journalisme critique et participatif, qui dépendent principalement de leurs lecteurs qui recherchent un contenu éditorial différent», conclut M. Shedov.</p>
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		<item>
		<title>Parlez-vous français?</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/parlez-vous-francais/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Lise Drapeau-Bisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>

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		<description><![CDATA[Les diplômés de McGill qui souhaitent pratiquer leur profession au Québec devraient-ils être tenus de parler le français? Une diplômée en médecine dentaire relance le débat.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir obtenu son diplôme en médecine dentaire à McGill, Jennifer Plotnick, s’est vu refuser le droit de pratiquer sa profession. La raison? Elle a échoué le test de français requis pour pouvoir pratiquer la profession de dentiste dans la province de Québec. Bien malgré elle, Jennifer Plotnick relance le débat de la présence du français à McGill.</p>
<p>Le cas de Jennifer ne semble pas être isolé. Évaluant les capacités de compréhension et d’expression des étudiants autant à l’oral qu’à l’écrit, l’examen doit être réussi par tous les anglophones ayant étudié dans une université québécoise anglophone et n’ayant pas fait leur secondaire ou leur CÉGEP au Québec. Ceux-ci sont donc mis dans une catégorie différente des anglophones n’ayant pas étudié au Québec, qui eux bénéficient de jusqu’à trois permis probatoire de douze mois chacun pour apprendre le français.</p>
<p>La logique derrière cette loi, explique Martin Bergeron, porte- parole de l’Office québécois de la langue française, est qu’un étudiant de McGill, de Concordia ou de Bishop a passé quatre ans ou plus dans un environnement francophone, ce qui n’est pas le cas d’un étudiant provenant d’une université à l’extérieur du Québec. Cependant, un bref coup de sonde des étudiants anglophones de l’Université permet de douter que McGill soit un endroit propice à l’apprentissage de la langue française. Jennifer Plotnik nous le confirme: «en tant qu’étudiante à McGill, je n’ai pas eu à apprendre le français».</p>
<p>S’agit-il de mauvaise volonté ou d’une réelle impossibilité? La responsabilité individuelle des diplômés semble aussi être en cause dans cette situation. Étienne Cayer, étudiant en sciences politiques et économie, s’interroge: «si ces étudiants veulent tant pratiquer [la médecine dentaire] à Montréal, et au Québec parce qu’on ne peut pas dissocier les deux, pourquoi ne font-ils pas d’efforts en amont pour apprendre le français?». Pourtant, David Zuluega, étudiant en économie et mathématiques, reconnaît qu’«à l’université autant que dans ses environs, il est très rare de ne pas pouvoir trouver une personne qui ne parle pas anglais». C’est pourquoi Plotnick persiste à croire qu’un permis probatoire serait la meilleure façon pour eux d’apprendre le français. «Si je n’avais pas à faire trois heures de voyagement à chaque jour pour pratiquer ma profession ailleurs qu’au Québec je pourrais utiliser ce temps et cet argent pour apprendre le français avec un tuteur».</p>
<p>Malgré tout, Jennifer Plotnick reste sceptique face à l’idée d’un cours de français obligatoire dans le curriculum des élèves de McGill. «Cet élément pourrait amener plus de stress aux étudiants qui sentiraient le besoin d’exceller autant dans leur profession que dans le domaine linguistique. Le permis probatoire, lui, réglerait le problème: cela permettrait à la fois aux étudiants de rester à Montréal ainsi que d’améliorer la pénurie de professionnels dans le domaine de la santé». Par contre, certains étudiants croient que l’université devrait assumer une certaine responsabilité face à la communauté francophone dans laquelle elle est située. Dans ce cas l’attribution du permis ne permettrait pas de régler le problème sous-jacent: l’absence de liens entre l’université et la communauté francophone de Montréal.</p>
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		<title>Défrayer la chronique</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:33:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Xavier Phaneuf-Jolicoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[chronique-nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Défrayer la chronique]]></category>

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		<description><![CDATA[INDEPENDENZAAA!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous croyiez avoir échappé à la période trouble des débats concernant le séparatisme au Canada et le sécessionnisme aux États-Unis? Vous croyiez aussi que la politique étudiante était soporifique, dénuée d’intérêts et d’enjeux? Eh bien, attelez-vous à cette chronique, puisque vous êtes doublement dans l’erreur, et qu’il n’est pas trop tard pour vous instruire. Si vous avez cru entendre le mot «désaffiliation» résonner au détour d’un couloir, ou être chuchoté par des voix invisibles, vous n’êtes peut-être pas aussi fou que vous le pensez.</p>
<p>En effet, le président de l’Association des étudiants de droit (AÉD) Alexandre Shee, désire repenser la relation entre l’AÉD et l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM). Le noeud de l’affaire? Le financement, et en particulier celui des clubs.</p>
<h4>«L’argent se perd dans les étapes»</h4>
<p>Ce conflit étant à l’image du sécessionnisme étatique, l’institution subordonnée voit d’un mauvais oeil les tendances centralisatrices de l’institution dominante qui sont, d’après elle, désavantageuses. Effectivement, selon Shee, le financement des clubs de la Faculté de droit est entravé par le «système trop centralisé» de l’AÉUM qui «complique l’allocation et le financement». D’après lui, les étudiants de droit y sont les grands perdants, parce que «l’argent se perd dans les étapes».</p>
<p>Shee affirme que les étudiants de droit donnent beaucoup plus d’argent à l’AÉUM qu’ils n’en reçoivent, soit environ 140$ par élève chaque année. Et la situation risque d’empirer, prévient-il, puisque l’AÉD pourrait voir l’allocation donnée par l’AÉUM s’évaporer totalement d’ici les prochaines années.</p>
<p>Se montrant très critique à l’endroit de l’AÉUM, Shee assure que celle-ci est «déconnectée» de la réalité de la Faculté de droit et ne tient pas compte de son caractère particulier. De toute façon, ajoute- t-il, les étudiants en droit ont moins de liens avec l’AÉUM, dont ils utilisent peu les services et fréquentent peu les activités, qu’avec l’Association des étudiantes et étudiants des deuxième et troisième cycles (AÉÉDTC), à laquelle ils paient déjà des frais annuels pour l’utilisation de la Thomson House.</p>
<h4>Un mot sur le comité</h4>
<p>Le président de l’AÉD a donc mis en place un comité de huit membres, dont la tâche sera d’évaluer avec sang froid les avantages et inconvénients de son affiliation à l’AÉUM. La désaffiliation, une des options à la portée de l’AÉD, sera également mesurée. En effet, selon Shee, ce dossier ne doit pas être vu comme une guerre de pouvoir entre les deux associations, mais plutôt comme une occasion de corriger une situation désavantageuse pour les étudiants en droit. Lorsque vous lirez cela, le comité aura tenu sa première réunion, celle du 12 mars, et il sera peut-être possible d’en savoir plus sur l’avenir de l’AÉD.</p>
<p>Nous devrions bientôt connaître la position du président de l’AÉUM.</p>
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		<title>Billet de scalper</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:30:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Morin</dc:creator>
				<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[chronique-nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Billet de scalper]]></category>

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		<description><![CDATA[Ode au patrimoine immatériel]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, contrairement à votre habitude, certains d’entre vous vont se saouler à 11h de l’avant-midi. Le prétexte: la fête d’un saint irlandais mort à une date inconnue il y a au moins 1500 ans. Si un martien débarquait sur terre, la fête ne manquerait pas de le rendre perplexe.</p>
<p>Dans une ville multiculturelle défendant dur comme fer sa laïcité, des milliers de personnes se rassemblent sous la pluie battante pour s’intoxiquer et regarder parader des hommes en jupes soufflant dans des sacs. C’était mon premier défilé de la Saint-Patrick et, malgré tout le faste et les artifices, j’ai trouvé ça mignon. J’ai été charmé par le caractère participatif et rassembleur. Mais aussi par le mélange des générations. On peut résumer tout ça par un terme coquet, le patrimoine immatériel.</p>
<p>Depuis 2001, l’UNESCO dresse une liste des chefs d’oeuvres du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. C’est une liste fort intéressante. Le Carnaval de Barranquilla en Colombie y côtoie l’opéra Kunqu de Chine (comme dans le film Adieu ma concubine) et les fêtes des morts au Mexique. Ce dernier pays a d’ailleurs tenté de faire reconnaître sa cuisine traditionnelle comme faisant partie du patrimoine de l’humanité. En vain. Les bonzes de l’UNESCO n’aiment pas la gastronomie semble-t-il. Ils n’aiment pas non plus le sport. En effet, on retrouve des centaines de danses, de formes de théâtre, de types de chants mais aucune activité sportive. Étrange. Car dans la parade de la Saint-Patrick il n’y avait pas que des vieux Shriners avec des sacs en plastique sur leurs chapeaux, il y avait aussi une équipe de hurling. Si vous ne le saviez pas, le hurling est une espèce de hockey sur gazon irlandais.</p>
<p>Je suis unanime avec moi-même: le hurling doit faire partie du patrimoine immatériel de l’humanité. Tout comme la pelote basque, la crosse et la boxe Muay Thai. L’ulama mexicain fait aussi partie intégrante de ce qui rend l’humain supérieur aux phoques. Les phoques ne sont pas capables de fabriquer des balles en caoutchouc et ne sont surtout pas capables de jouer à l’aki avec des balles de 7 livres en n’utilisant que leurs hanches pour les faire rebondir. Je ne serai satisfait que lorsque l’humanité reconnaîtra que le Kin-Ball a la même valeur que la Grande Muraille de Chine.</p>
<p>Mais avant de vous immoler pour le Kin-Ball, une mise en garde s’impose. Si vous êtes en vélo au coin de Mont-Royal et Saint-Denis, faites attention à la voie de tramway. Oui, oui, les nids de poules sont tellement profonds qu’un rail de tramway risque de vous faire chuter. Qui dit tramway dit chevaux. Et qui dit chevaux dit écuries et courses.</p>
<p>En juillet prochain U2 (prononcer youtou) fera deux shows à Montréal. Au Centre Bell? Non. U2 investira 3 millions de dollars pour faire monter une scène dans l’hippodrome Blue Bonnets. Et ensuite la démolir. Démolir la scène. Et l’hippodrome. C’est tout un pan de l’histoire sportive montréalaise qui disparaîtra.</p>
<p>Au même moment, des citoyens de Griffintown, un quartier irlandais tout près de McGill, se battent pour préserver la plus ancienne écurie de Montréal, le Griffintown Horse Palace, utilisée depuis 1862. La ville de Montréal s’est construite grâce aux chevaux. Les animaux et les courses ont fait partie intégrante de l’histoire. Une fois détruits, ce ne sont pas que des bâtiments qui seront perdus. Ce sera aussi toute la culture les entourant.</p>
<p>L’avenir nous dira si les concerts de U2 feront partie du patrimoine de l’humanité. Permettez-moi d’en douter.</p>
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		<title>Deux jours à l’agora</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/16/deux-jours-a-l%e2%80%99agora/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 11:24:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Dufresne</dc:creator>
				<category><![CDATA[société]]></category>

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		<description><![CDATA[Tel le phénix, Philopolis renaît des cendres de la mythique Nuit de la philosophie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/S-Philopolis.jpg"><img src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/S-Philopolis.jpg" alt="" title="S-Philopolis" width="440" align="center" /></a></p>
<p>Prenant le relais de la défunte Nuit de la philosophie, Philopolis ouvre ses portes à toute la cité afin de discuter métaphysique le temps d’une fin de semaine. Fruit d’une collaboration inédite entre des étudiantes des quatre universités montréalaises, l’événement qui «a pour but de nous remettre en contact avec la philosophie, et de réaffirmer sa place dans le paysage culturel, social et académique» se tiendra les 20 et 21 mars à McGill et à l’UQAM, en français et en anglais. Pour la grande première, ses organisateurs font de la place pour le bilinguisme, la participation et… la philosophie.</p>
<h4>Tel le phénix…</h4>
<p>Le 15 septembre dernier, la Nuit de la philosophie s’est éteinte de sa belle mort. Louis Chartrand, un diplômé de philosophie de l’UQAM, ne pouvait pourtant le concevoir. Le quasi lendemain, il partait visiter ses collègues philosophes des quatre universités de l’île. Il fallait leur vendre un projet de résurrection, et les étudiants de McGill se sont montrés enthousiastes. «L’Association étudiante de philosophie (PSA-McGill) a été impliquée dans l’organisation depuis le début», rapporte M. Chartrand. «Ça explique également le fait que l’événement se tienne en partie sur son campus». Brooke Struck, son collègue mcgillois et président de PSA-McGill, explique que l’association a contribué à faire la promotion de l’événement, convoquer des conférenciers, recruter des bénévoles, louer les locaux et financer l’événement.</p>
<p>Initialement, ils voulaient mettre sur pieds un événement proche de la Nuit de la philosophie. «On voulait également des conférences très sérieuses, d’autres qui soient plus théâtrales, par exemple. On voulait que l’événement soit accessible, ouvert sur les autres disciplines», ajoute Louis Chartrand.</p>
<p>La Nuit de la philosophie avait grossi au point où la charge organisationnelle était devenue trop lourde. «C’est pourquoi on a opté pour une formule plus simple,» explique-t-il, «notamment en tenant l’événement sur deux journées plutôt que 24 heures consécutives». Mais cela ne reste pas moins un des plus gros événements philosophiques en Amérique du Nord, à l’instar de la défunte Nuit.</p>
<h4>D’Est en Ouest de la Cité</h4>
<p>«On veut inscrire l’événement dans la dynamique montréalaise, c’est-à-dire qu’on en fait un événement bilingue, faisant appel aux ressources et idées des quatre universités de l’île» souligne le Président de PSA-McGill. Les nombreuses séances se tiennent parfois en anglais, parfois en français, et parfois en «bilingue», tous campus confondus. Cherchant à faire franchir aux uns et aux autres la frontière symbolique de la Main –l’actuelle rue Saint-Laurent qui matérialise la frontière est/ouest de l’île–, les organisateurs ont sciemment invité le conférencier principal de l’UQAM, Stevan Harnad à s’adresser en français sur le campus de McGill, alors que celui de McGill, Kai Nielson, s’exprimera en anglais dans les murs de l’UQAM. «Tous deux sont extrêmement charismatiques» s’enthousiasme Struck, souhaitant du même souffle que ce mélange linguistique soit fructueux. La chose n’est toutefois pas aussi facile à vendre à des étudiants anglophones, à qui la formule Nuit de la philosophie est inconnue. Pour McGill et Concordia, donc, «on commence à zéro». L’événement réunira néanmoins des professeurs des universités de Toronto et d’Ottawa dont les noms pourraient résonner auprès des apprentis philosophes anglophones.</p>
<h4>Sortir de la Tour</h4>
<p>Ses organisateurs cherchent essentiellement à rapprocher la philosophie du public, en l’habillant pour sa sortie spéciale hors de la tour d’ivoire. D’ailleurs, plusieurs des conférenciers, panélistes et participants ne sont pas issus du département de philosophie. «En fait, plusieurs ne sont même pas des universitaires», note Brooke Struck.</p>
<p>La philosophie n’a pas toujours bonne réputation auprès du grand public: elle est souvent perçue comme étant une discipline très abstraite, qui ne se préoccupe que d’elle-même. «C’est injuste de dépeindre la philosophie de cette façon!» s’insurge Struck «alors que s il y a une discipline qui traite de questions qui touchent à toutes les disciplines, y compris celle du quotidien, c’est bien la philosophie». Selon ce dernier, «il y a eu des mouvements philosophiques vraiment très importants qui ont profondément affecté la manière dont on regarde le monde aujourd’hui». Il cite en exemple la philosophie des Lumières qui inspire encore largement la pensée contemporaine. Les courants philosophiques ont une influence réelle et profonde sur notre façon de penser le monde, mais ils obtiennent rarement l’attention qu’ils méritent, déplorent les organisateurs. Et c’est pour y remédier qu’ils ont donné vie à Philopolis.</p>
<p>L’événement est attendu impatiemment par plusieurs, incluant les chercheurs universitaires. Philopolis est une occasion en or pour vulgariser leurs travaux, clarifier leurs concepts, bref, consolider leurs acquis. Pour les nouveaux venus, c’est aussi une occasion de faire leurs premières armes. «C’est la pointe de ce qui se fait en philosophie », raconte fièrement Louis Chartrand.</p>
<p>C’est en effet à un tour d’horizon pour le moins éclectique auquel le public aura droit. C’est ainsi que l’homme politique Justin Trudeau viendra s’entretenir de multiculturalisme, pas très loin de l’intellectuel et professeur aux HEC Omar Aktouf qui dissèquera le capitalisme financier avec la verve qu’on lui connaît. S’attelant également aux sciences, Philopolis ouvre ses portes aux apports de la neurophysiologie cognitive et de la neuroendocrinologie. Et même les séances «purement» philosophiques en offrent pour tous les goûts, avec des thèmes aussi variés que la théorie féministe, le soufisme, la révolte, la justice globale… Même Twitter et les crevettes n’échapperont pas à la réflexion aiguisée des métaphysiciens! L’art est aussi au rendez-vous, puisqu’une mise en scène théâtrale permettra aux groupies de se retrouver dans un de ces célèbres salons français du XIIIe siècle, et même d’assister à des conversations entre de véritables célébrités intellectuelles de l’époque.<br/><br/></p>
<p class="boiteg"><strong>Philopolis est l’événement «socialement décontracté et intellectuellement stimulant» inaugurant le printemps en rapprochant la philosophie sur la place publique.<br />
Chic, et gratuit.<br />
Programme complet sur <a href="http://philopolis.net">philopolis.net</a>.</strong></p>
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		<title>Link victime de violence</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/09/link-victime-de-violence/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 04:55:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Élections McGill l’accuse d’infractions aux règlements; des étudiants l’assaillent physiquement au bar Gert’s.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Stefan Link, candidat à la présidence de l’Association étudiante de l’Université McGill, fait face à des accusations d’infraction de la part d’Élections McGill. Au nombre de celles-ci se trouvent la distribution d’information partisane à l’extérieur des murs de l’Université, et l’écriture à la craie sur l’asphalte près de la bibliothèque McLennan. Il s’en défend pourtant, en affirmant qu’il n’était pas le seul candidat à l’avoir fait. «Par ailleurs, j’avais clairement donné mes instructions à mon équipe électorale, et la personne qui a commis ces infractions ne fait plus partie de mon équipe.» Vendredi, son directeur-général rapportait au <em>McGill Daily</em> que Link a été le candidat le plus délinquant depuis le début de la campagne.</p>
<p>Sarah Woolf, également candidate à la présidence, a réagi aux propos de Link en précisant qu’il aurait été facile pour lui de jeter un coup d’oeil aux trois pages sur lesquelles sont écrites les règlements d’Élections McGill. Stefan Link s’interroge: «pourquoi serait-il interdit de faire campagne à l’extérieur des bâtiments? Je pense que c’est pour empêcher quiconque qui ne fait pas partie de la clique de l’AÉUM d’être élu.»</p>
<h4>Des coups portés au ventre</h4>
<p>En plus de ces allégations de tricherie électorale, Link aurait été victime d’une confrontation physique au bar Gert’s vendredi dernier. José Diaz, VP finances et opérations à l’AÉUM, s’y trouvait lors de l’altercation. Interrogé sur la question, il affirme qu’«il ne s’est rien passé de spécial. » Se reprenant: «à tout le moins rien de physique», en conformité avec ce qu’il avait rapporté au <em>McGill Daily</em> plus tôt dans la journée. Pourtant, dans d’autres propos tenus par la suite, il précise qu’un certain nombre des individus impliqués dans le conflit étaient en état d’ébriété. «Même si je n’en ai pas été le témoin direct, on m’a dit que Stefan Link a été frappé au ventre», reconnaît-il.</p>
<p>En entrevue avec <em>Le Délit</em>, le principal intéressé rapporte qu’il aurait effectivement reçu des coups au ventre, et que la confrontation «avait sans aucun doute à voir avec la campagne électorale», refusant toutefois de préciser si les coupables faisaient partie de l’équipe électorale d’un candidat adverse.</p>
<h4>La neutralité journalistique mise en cause</h4>
<p>De sucroît, Stefan Link indique que le <em>McGill Daily</em> aurait été biaisé en offrant une large couverture aux infractions commises par son équipe de campagne électorale. «Le McGill Daily a fait cela pour détourner l’attention de mon programme, parce qu’ils ont peur que je devienne président. Et ils ont raison parce que je serai élu», conclut le candidat éprouvé par les événements de la semaine. Tous les candidats seront rapidement fixés puisque les résultats seront annoncés jeudi 11 mars.</p>
<p>Ironisant sur les nombreuses controverses qui ont entaché la campagne la VP Clubs et service Sarah Olle a commenté par voie twitterienne que «la seule chose qui manque à la campagne électorale, c’est un scandale sexuel».</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Référendum: prenez position!</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 03:16:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Les étudiants sont appelés à se prononcer sur dix questions lors du référendum d’hiver de l’AÉUM.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les étudiants, en votant pour les candidats qui composeront le comité exécutif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) de l’an prochain, auront également à s’exprimer sur différentes questions référendaires. Parmi les plus déterminantes figurent celles concernant l’indépendance du <em>McGill Tribune</em>, la réforme des assemblées générales de l’AÉUM et la survie de TVMcGill.</p>
<h4>Pro-encadrement</h4>
<p>Le comité en faveur d’un ajout à la constitution de l’AÉUM milite pour un encadrement institutionnel des actions des groupes pro-vie tels Choose Life. Non seulement les principes sous-tendant tous les clubs et associations étudiantes du campus devraient respecter la dignité humaine, selon eux, mais également «la souveraineté du corps».</p>
<p>Au moment de défendre ses idées lors du débat, le comité du Oui a souligné qu’il s’agissait moins de réagir directement aux événements de la session dernière que de «créer un cadre positif, définissant de façon formelle ce que les groupes pro-vie ont le droit de faire, ou non». Il suggère que «la distribution de dépliants de désinformation concernant la santé» serait l’une des activités qui dépasseraient ce cadre.</p>
<h4>Le Tribune veut s’émanciper</h4>
<p>«Publié depuis 1981, le <em>Tribune</em> responsabilise les administrations mcgilloises et aéumiennes», clamait les membres du Comité en faveur de la séparation des liens financiers et légaux entre l’AÉUM et la publication hebdomadaire d’ici 2010. Les membres du comité demandent aux étudiants de contribuer à hauteur de 3$ non-optionnels par semestre afin de maintenir une presse diversifiée sur le campus. En accord avec les règlements constitutionnels d’Élections McGill, tous les membres du comité en faveur de l’indépendance devaient démissionner de leurs postes au journal pour la durée de la campagne référendaire.</p>
<h4>Des AG en mal d’unité</h4>
<p>Membre du comité en faveur d’une réforme des assemblées générales de l’AÉUM, le président de l’association étudiante, Ivan Neilson, explique que l’AG n’est pas le lieu approprié pour débattre des enjeux externes à l’association. «Dans les rares cas où il est absolument nécessaire d’aborder des questions ayant trait aux politiques externes à l’AÉUM, le quorum à atteindre ne sera pas de 100 étudiants, mais de 500», précise-t-il.</p>
<h4>Quelques dollars supplémentaires</h4>
<p>TVMcGill revendique une augmentation de 0,50$ de la cotisation étudiante pour enrayer définitivement les problèmes de ressources récurrents et le manque de visibilité de l’organisation. «TVMcGill est une véritable école pour les étudiants en ce qui a trait à la production audiovisuelle, et on manque d’équipement pour matérialiser toutes nos idées.»</p>
<p>Le comité en faveur du Fond vert cherche également à renouveler l’appui des étudiants aux frais optionnels de 1,25$ utilisés pour «promouvoir une culture verte sur le campus», notamment à travers un financement du Plate Club et du Marché des fermiers.</p>
<p>Toby Davine, membre du comité, expliquait que le Fond vert est différent de celui pour les projets à développement durable (<em>Sustainability Projects Fund</em>) en ce que le premier est complètement supervisé par les étudiants, et que les résultats en découlant sont «déjà tangibles».</p>
<p>Votez au <a href="http://ovs.ssmu.mcgill.ca">ovs.ssmu.mcgill.ca</a></p>
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		</item>
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		<title>Laïcité raisonnable</title>
		<link>http://delitfrancais.com/2010/03/09/laicite-raisonnable/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 03:13:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma Ailinn Hautecoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[Après sa parution, les recommandations du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables n’ont pas été adoptées par le gouvernement en place. Comme le dit lui-même Gérard Bouchard, certains ont cru que leurs auteurs aussi avaient été enterrés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux qui ont cru à cette fable n’étaient pas présents pour le cours magistral sur l’interculturalisme donné par Gérard Bouchard mercredi dernier, à la faculté de droit de McGill. Comme en témoignent les médias, le mois de février 2010 marque le retour des frères Bouchard dans l’arène publique. À l’instar de son frère, Gérard prépare une croisade: l’organisation d’un symposium sur l’interculturalisme parrainé par le gouvernement du Québec et le Conseil de l’Europe. Selon lui, même la France est prête à entamer des discussions pour renouveler le modèle de gestion de la diversité et de l’intégration des immigrants. Parce que «la neutralité culturelle au sein des États démocratique n’existe pas», l’interculturalisme propose, selon lui, une solution à la dualité de la société québécoise –clivage entre la majorité francophone et les diverses minorités issues de l’immigration– solution qui «se traduit très concrètement dans la pratique des accommodements».</p>
<p>Le sociologue et historien a réfuté les critiques en démontrant que son modèle sociétal ne s’apparentait d’aucune façon à celui du «multiculturalisme trudeauesque» qui donne la chair de poule au Québec. Pour lui, la vague d’inquiétude qui a suivi la sortie du rapport Bouchard- Taylor était infondée: «le pluralisme ne nous oblige pas à considérer la culture québécoise comme une page blanche!», faisant ainsi abstraction de son histoire. Cependant, on ne sait pas trop par quel moyen l’identité majoritaire doit «accommoder» les minorités.</p>
<p>L’inconfort du Parti Québécois et de beaucoup de citoyens, même non-souverainistes, face au pluralisme et plus particulièrement aux accommodements religieux, est ancré dans le contexte sous-jacent de la laïcisation de la société québécoise et de la montée de l’intégrisme religieux.</p>
<p>Pour Djemila Benhabib, auteur de <em>Ma vie à contre Coran</em>, les pratiques d’accommodements religieux mettent sérieusement en péril la laïcité et l’égalité des sexes. Selon elle, le rapport très médiatisé a pour effet de transférer «le fardeau de l’intégration uniquement sur la majorité francophone » qui se sent redevable à cause de ses politiques d’immigration «discriminatoires» passées. Pour Mme Benhabib, l’attitude de l’administration du Cégep Saint-Laurent à l’égard de Naïma, la jeune femme qui a insisté pour porter le niqab, est représensatatif de cette pathologie: «l’établissement s’est senti obligé de se mettre à genoux» avant de finalement changer de voie, et d’exclure la jeune femme.</p>
<p>La question se pose encore avec acuité: qui ou quelle institution décidera de la limite du raisonnable, si le modèle interculturel est adopté? Le problème, pour Mme Benhabib, est que cette action elle-même, implique «le remplacement du référentiel citoyen par le référentiel religieux». Nous n’avons pas, en tant que citoyens, politiciens ou juristes, à «être les exégètes du Coran»! Dans les mêmes mots que Gérard Bouchard, elle affirme que le Québec n’est pas une page blanche et qu’une partie inhérente de notre mémoire collective depuis la Révolution tranquille est bien cette «répulsion de l’instrumentalisme religieux, qui est une blessure toujours vive».</p>
<p>Républicaine dans l’âme, Mme Benhabib croit fermement que «ce n’est pas en déresponsabilisant les gens qu’on les intègre». Le minimum étant le respect de la laïcité et de l’égalité des sexes, «il est important d’intégrer les immigrants au même niveau, de les soumettre aux mêmes droits et obligations».</p>
<p>Le fait est que les modèles d’intégration européens tel que le républicanisme d’assimilation en France et le laissez-faire multiculturel au Royaume-Uni font face à de nombreuses difficultés et sont en pleine mutation. Au Québec, plusieurs processus d’accommodements sont en cours, ce qui a provoqué une vague d’émotions ressentie autant dans la sphère publique que privée. Que le modèle interculturaliste soit valide ou pas, une chose est sûre, le débat autour de la laïcité de l’État est inévitable.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vos candidats à la présidence</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 02:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Le Délit</em> a choisi de ne pas soutenir de candidat, mais de présenter des extraits d’entrevues réalisées avec les quatre candidats à la présidence de l’AÉUM.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le Délit</em> (LD): Quelle est votre position au sujet de la renégociation du <em>Memorandum of Agreement</em> (MOA), entente régissant les relations entre l’association des étudiants et l’administration de l’université?</strong></p>
<p>Sarah Woolf (SW): C’est dommage, mais nous n’avons pas de vision à long terme sur le bâtiment Shatner, puisqu’on risque la porte tous les cinq ans. S’il en était autrement, nous investirions, notamment dans l’isolation thermique. Je veux plus d’espaces pour faire la sieste, quoique je ne sache pas exactement ou on puisse la trouver.</p>
<p>Trip Yang (TY): C’est un document confidentiel que je n’ai pas pu consulter. Je veux trouver plus de place pour les services aux étudiants. Je veux que nos relations avec l’adminiwstration soient positives.</p>
<p>Zach Newburgh (ZN): Je voudrais que ce document prévoie qu’on ait la possibilité d’acheter le Shatner.</p>
<p>Stefan Link (SL): Ma connaissance de cette question est assez limitée car ce sont des documents confidentiels. Je voudrais d’ailleurs plus de transparence à ce sujet. Mais je veux ouvrir une cafétéria co-op, le menu serait fait par les étudiants. Pour nos relations avec l’administration, je veux qu’ils comprennent que c’est nous qui sommes en charge. S’ils ne comprennent pas, je leur dirai: «tu sais quoi? Vous faites ce qu’on dit sinon on paye plus.»*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Parlez-vous le français ?</strong></p>
<p>SW: Malheureusement mon français parlé n’est pas superbe.* Je le comprends mais ne le parle pas. Ce sera sans doute un handicap pour travailler avec la CAF mais je compte prendre des cours pendant l’été. Jusqu’à présent mon français m’a permis de travailler efficacement avec la TaCEQ.</p>
<p>TY: Oui, je sais dire «Bonjour je m’appelle Trip Yang. Comment ça va?»* Mais pas plus. Je compte prendre des cours pendant l’été. De toute façon, je ne pense pas que ce soit un handicap puisqu’il est suffisant que le VP Affaires externes le parle pour travailler avec la TaCEQ.</p>
<p>ZN [qui est pratiquement bilingue]: Oui j’ai été en immersion français. Je trouve que les étudiants francophones ont été négligés et je veux changer cela.*</p>
<p>SL [qui est totalement bilingue]: Je pense que c’est très important que tous les étudiants puissent communiquer dans leur langue maternelle en français.*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Pensez-vous que l’AEUM doive prendre position sur des problématiques externes comme le conflit israélopalestinien?</strong></p>
<p>SW: Je pense que le corps étudiant doit pouvoir prendre position sur des problématiques externes. C’est très important. Je veux juste pouvoir augmenter le nombre d’étudiants consultés. Je ne crois pas en une prétendue neutralité. Un leader politique doit savoir prendre position.</p>
<p>TY: Je pense que ce genre de débat ne devrait pas avoir lieu lors des A.G. parce que l’AÉUM ne peut rien faire à ce sujet. Il faut être pragmatique. </p>
<p><strong><em>LD</em>: Au Sénat, tu seras amené à t’exprimer sur ces questions. Comment comptes-tu représenter l’opinion des étudiants? TY: Je veux embaucher des statisticiens qui interrogent le corps étudiant dans toute sa diversité.</strong></p>
<p>ZN: Je voudrais rassembler tous les étudiants alors que ce genre de question est facteur de divisions. Un petit nombre d’étudiants qui sont engagés politiquement monopolisent le débat. La légitimité de l’AG est en jeu. Les fraternités et le sport sont deux des aspects dans lesquels je veux que l’AÉUM investisse du temps et de l’argent car ils sont apolitiques.</p>
<p>SL: Je pense que si l’on prend des positions externes à l’université, ça ne peut pas être 5% de la population qui prenne ces décisions.*</p>
<p><strong><em>LD</em>: Si tu es élu(e) de quoi as-tu peur?</strong></p>
<p>SW: Décevoir les étudiants.</p>
<p>TY: Je ne pense pas que j’ai peur de quoi que ce soit. Je pense qu’un candidat doit avoir une haute opinion de sa force de caractère.</p>
<p>ZN: J’ai peur qu’une minorité d’étudiants politisés casse la dynamique de la communauté de McGill.</p>
<p>SL: De mettre tant d’efforts dans l’AÉUM que je rate mes cours.* <br/><br/></p>
<p class="boiteg">*Exprimé en français par le candidat. Votez au ovs.ssmu.mcgill.ca jusqu’au jeudi 11 mars, 17h.</p>
<p><br/></p>

<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-zachnewburgh1/' title='N-ZachNewburgh1'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-ZachNewburgh1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zach Newburgh - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-ZachNewburgh1" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-tripyang1/' title='N-TripYang1'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-TripYang1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Trip Yang - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-TripYang1" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-stefanlink2/' title='N-StefanLink2'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-StefanLink2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Stephen Link - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-StefanLink2" /></a>
<a href='http://delitfrancais.com/2010/03/09/vos-candidats-a-la-presidence/n-sarahbw/' title='N-sarahbw'><img width="150" height="150" src="http://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/03/N-sarahbw-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Sarah Woolf - Photo: Stephen Davis / The McGill Daily" title="N-sarahbw" /></a>

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